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« CVO ». Pour ceux qui ne connaissent pas la signification de ce sigle, la voici : « cotisation volontaire obligatoire ». Aucun romancier, même le plus imaginatif, n'aurait pu penser qu'un tel monstre administratif puisse exister !

Michel de Poncins

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Citations historiques

Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise.

Jean Monnet

 

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samedi, mai 30 2009

100% de notre impôt sur le revenu part en fumée

Message reçu par e-mail de Contribuables Associés

 


 

100% de notre impôt sur le revenu part en fumée

Agissez aujourd'hui
Cher ami contribuable,
 
Vous avez déjà envoyé ou allez déposer votre déclaration de revenus pré remplie ce vendredi 29 mai…
 
En payant l’impôt sur le revenu, vous pensez faire un acte citoyen…
 
Vous croyez qu’il servira à l’entretien de la force publique et qu’il est nécessaire de participer à l’effort commun, sinon aucun service public (police, justice, éducation, hôpitaux, ramassage des ordures...) ne pourrait être financé…
 
Mais c’est faux archi faux !
 
La vérité est que :
 
100 % de notre impôt sur le revenu part en fumée. Et hop envolé…
 
100 % de notre impôt sur le revenu, oui, vous avez bien lu, 100 % de notre impôt sur le revenu ne sert à rien, ne finance aucune école, aucun service public.
 
Il ne sert qu’à rembourser les intérêts de la dette de la France et même pas un peu de la dette elle-même…
 
Incroyable, non ? !
 
Pourquoi ?
 
Car depuis plus de 30 ans, la France est enfermée dans le cercle vicieux et infernal de l’endettement. Depuis plus de 30 ans, aucun gouvernement ne cherche à réduire cet endettement. C’est comme si l’Etat, tel un simple particulier surendetté, ne pouvait s’empêcher de recourir aux crédits à la consommation pour financer ses dépenses, rembourser ses emprunts, ses découverts, et en payer les intérêts !
Cerise sur le gâteau…

L’Agence France Trésor qui gère la dette de l’Etat va emprunter cette année, sur les marchés financiers, plus de 140 milliards d’euros au taux d’intérêt d’environ 4,4 % pour couvrir les déficits publics annoncés et rembourser la dette venue à échéance. Une dette de plus de 1 450 milliards détenue à 60 % par des investisseurs étrangers qui exigent d’être remboursés !

Ben voyons…

C’est comme si, dans un foyer, la charge des intérêts des différents emprunts contractés absorbait chaque mois plus que le salaire des parents ! Un tel foyer pourrait-il résister longtemps à ce régime ?

Trop c’est trop, c’est totalement inadmissible.
 
Et comme d’habitude, à chaque euro gaspillé par l’Etat, ce sont nous, les contribuables, qui payons les pots cassés et ce sont encore nos impôts qui augmentent !
 
Jusqu’où nos gouvernants vont-ils aller ?
 
Que devrons-nous encore supporter et payer à cause de leur mauvaise gestion de l’argent public ?
 
Cela ne peut plus durer.
 
A Contribuables Associés nous ne sommes pas contre l’Etat, contre la dépense publique ou contre les impôts. Nous sommes contre les excès car comme nous le crions haut et fort depuis 19 ans « TROP DE DEPENSES PUBLIQUES C’EST TROP D’IMPOTS ».
 
Payer son impôt sur le revenu d’accord, à condition qu’il soit plus justement réparti et qu’il ne soit pas dilapidé !
 
C’est pour cela que nous continuerons à nous battre de toutes nos forces et à faire pression sur les élus.
 
Car l’argent public, c’est notre argent !


Benoite TAFFIN,
Porte Parole

jeudi, mai 28 2009

Une prison de 60 millions d'habitants

Vous avez aimé la taxe sur les fournisseurs d'accès à Internet pour subventionner la Télévision du Peuple, vous adorerez le flicage de l'Hadopi et la coupure de votre connexion à Internet si les apparachiks vous jugent coupable de téléchargements subversifs.

Vous avez étés éblouis par les flashs qui vous prennent en photo tous les 5 km sur les routes de Union de la République Socialiste, vous serez subjugués par la confiscation de votre véhicule si vous êtes jugé comme un dangereux criminel en lutte contre la répression routière.

Vous avez adulé le gouvernement central qui prend soin de vos enfants en interdisant les téléphones portables dans les écoles maternelles, vous lui démontrerez votre totale dévotion pour le monde meilleur qu'il nous prépare en tolérant l'installation des portiques de sécurité et l'envoie des brigades de la paix sociale dans les lycées de France pour fouiller les sacs de votre progéniture insoumise et rebelle.

 

La France devient folle, chaque jour qui passe nous amène son lot de lois nouvelles, de réglements tartuffiens, de propositions les plus incohérentes les unes que les autres, et la population ne réagit pas.

Les chaînes de France Soviet TV et France Soviet Radio (et les autres médias contrits par les menaces de représailles) continuent de nous montrer chaque jour les mêmes faces de dégénérés politiques, les débats politiques continuent d'énumérer tous les jours les mêmes reproches sur les interventions insuffisantes et les mesures fortes de "soutien" à prendre et qui - parait-il - n'ont jamais été prises, la même inquisition des syndicalistes rouge-sang et leurs leaders à tête de flan, à plusieurs reprise dans chaque journal d'information.

Il faut donner aux jeunes, aux étudiants, aux chômeurs, aux retraités, aux employés, et il faut prendre aux riches et aux entreprises, il faut réguler la finance et le capitalisme.

"A mort le capitalisme" vient de s'écrier un(e) des leaders d'un parti gauche dans le cadre de la campagne de préparation des élections européennes.

 

La redistribution appauvri les entreprises, accroit le chomâge, paupérise la population, et fait naître la colère. Le peuple se tourne vers le gouvernement stalinien de la France, qui légifère comme jamais, crée de nouvelles contraintes réglementaires, creuse les déficits, appauvrit les générations actuelles et les suivantes, augmente les impôts et génère de la sorte encore plus de pauvreté, creuse les inégalités, et accroit encore le chomâge et le désarrois de la population, qui en demande encore plus, et se retrouve de la sorte totalement asservie à un pouvoir autoritaire de plus en plus tyrannique et totalitaire.

La spirale infernale ne prendra donc jamais fin, le peuple de France ne comprendra-t-il donc jamais que la seule richesse jamais créée est issue du travail des individus et de la production des entreprises, que la fiscalité et les subventions et les aides ne résoudront jamais les problèmes mais ne feront que les aggraver tout en conduisant le pays à la ruine, que la seule porte de sortie se trouve dans l'initiative individuelle, le travail, l'indépendance, et la liberté, la liberté d'entreprendre, la liberté de disposer de ses revenus, la liberté de posséder des biens et de se protéger contre la violence et la répression.

Peuple de France, réveille-toi, tu en as le pouvoir, tu le tiens entre tes mains. Il est temps de réagir, il est plus que temps.

mardi, décembre 4 2007

Apartheid à la Française

 

Paru ce jour sur le Wall Street Journal, pour les anglophones...

 

Apartheid à la Française

By GUY SORMAN
December 4, 2007; Page A21

Paris's suburbs are on fire again.

Once or twice a year, the same scenario repeats itself on television: Suburban thugs, most in their teens and of Arab or African origin, burn hundreds of cars, destroy businesses that dared settle near projects -- called "cités" -- and the French police fight back.

[Cartoon]

The traditional French, living outside these cités, watch on TV as if those next-door riots unfolded on the other side of the moon. Then the president appears, promises to be tough on the thugs and to increase public funding to improve suburban quality of life.

In the sequel to this choreographed show, the party leaders accuse one another in Parliament of not investing enough money in order to help these destitute youngsters -- or of not repressing them enough. Journalists and public intellectuals take turns commenting on late-night TV programs. And so it goes until the next riots.

The repetition of this scenario indicates that the reasons behind suburban violence lie in French society. This is not to excuse the thugs as victims, but to say that their behavior reflects the apartheid-like characteristics of France.

The French would be shocked to be compared with South Africa of the past, but our suburbs bear more social resemblance to Soweto than Paris. We live in a discriminatory society where an invisible line separates the insiders from the outsiders. The insiders happen to be French, with a French family history extending back many generations. They are well educated, and reasonably well-off.

The outsiders happen to be from Africa -- first, second or third generation, poorly educated, jobless and from a non-mainstream culture or religion. According to the French republican ideology, they all are French with the same rights. But the reality differs. Our economic policy has created a strong public sector and job market protected by high walls of restrictive regulation. If you're educated enough, you pass a civil servant exam and get a plum job for life. If you have the right connections and talent, the private sector treats you as a quasi civil servant. Firing an employee is nearly impossible. The outsiders without the right connections and education remain outside: All the regulations play against them.

The majority of insiders don't want job-market flexibility, perceiving it as a brutal American way of mistreating workers. Even President Nicolas Sarkozy needs to be very cautious, as his conservative majority belongs to the insider camp.

French housing policy is also discriminatory. For implicit ideological reasons dating back to the 1940s when the Gaullists and the Communists were allies, French governments favored renting over owning. The state gives subsidies to the poorest people so they can rent, but not buy. Cheap, subsidized projects tend to be clustered in the suburbs. Ethnic ghettos are a byproduct of this construction policy and avoidance of ownership. Poor immigrant families naturally regroup in those projects. The ethnic concentration, plus the absence of jobs, generates a local subculture that is neither African nor French, but in between. Rap music is the artistic expression of this subculture, and the bourgeois insiders tend to love this exoticism, sanitized on CDs and TV shows.

The only way to escape the poverty and violence of the ghettos is to leave the ghetto, which is accomplished by more girls than boys. Outsider girls tend to be school achievers, and express more willingness to escape the patriarchal tyranny of their fathers and older brothers.

Education could be the key out of the ghetto, but this is seldom the case. Not only do ghetto schools not attract the best teachers, the very content of education is discriminatory. The history of colonization is taught as if it were a glorious feature of French history. In Senegal, on his first official visit to Africa, Mr. Sarkozy regretted the violence of colonization but insisted on the good intentions of the French colonizers, out there to bring civilization to the "African man" who had "not entered history."

This discourse, reflected in school books and the insiders' general attitude, aggravates the hatred among outsiders whose family memories tell a different story. Overall the French tend to ignore how much their national culture implicitly rejects diversity. The dominant so-called republican ideology requires immigrants to conform. Mr. Sarkozy, for the first time in our political history, had the guts to appoint Arab women to key government positions. Rachida Dati, our new justice minister, is thus promoted as a role model for all French Arabs. But she is "integrated," doesn't go to the mosque, and wears haute couture, not an Islamic veil.

Socialist and conservative leaders alike are not ready to acknowledge that their "goodwill" policy -- more subsidies -- just leads to more apartheid. They should wonder why, after 30 years of state intervention, suburbs tend to shift further away from the mainstream, self-satisfied insiders.

An alternative policy would require a major rethinking of the French fundamentals. To open the labor market to outsiders means a severe makeover of the welfare state as we know it. To erase the ghettos requires a shift from home renting to home owning. A less discriminatory school curriculum demands a revision of our national history. This has been done regarding the World War II Vichy regime, but not yet with the history of colonization. Eventually, the insiders have to acknowledge the fact that France actually is diverse.

Such a massive effort would be based on a political consensus between the right and left. It would require patience and resilience, but in the long run may be the only way to restore peace in the French suburbs. It would also be useful as a way to keep young French Muslims from joining the ranks of the radical Islamist cells which, today, are not entirely dormant.

Who will resist this ideological shift? The most entrenched insiders within the public sector will protect their interests in the name of the republican tradition. Market opening and diversity smack of America, after all. Not being like the U.S. is the ultimate excuse for not bringing France into the real world.

Mr. Sarkozy, who is free-market oriented, pro-private ownership, and from an immigrant family, seemed to offer hope for a new vision. But so far, he has acted as a remarkable tactician, able to confuse his enemies and defuse tensions. His overall strategy remains unclear, and the facts somewhat contradict his rhetoric. The French state budget for 2008 looks eerily similar to the 2007 Chirac budget. Soweto still lies next door.

Mr. Sorman is a contributing editor to City Journal and the author of 20 books on French politics and international affairs.