Traduction du dernier commentaire Ron Paul sur le sujet des plans de sauvegarde:
L'attraction de cette semaine à Capitol Hill* était en relation avec les super-bonus qu'on reçus les dirigeants de AIG. L'argumentation fait référence à des montants relativement faibles. Les montants cumulés des primes versées était de 165 millions de dollars. Le gouvernement avait jusqu'ici accordé 170 milliards de dollars à AIG. Beaucoup réclament désormais que nous soyons remboursés de ces montants. Mais nous devrions utiliser notre temps et nos efforts à des tâches plus utiles, comme de comprendre comment la FED utilise les trilliards de dollars qu'elle crée et injecte dans l'économie, et quelles en sont les conséquences sur le pouvoir d'achat des dollars que vous avez en poche.
L'erreur majeure a été en premier lieu l'affectation des fonds du TARP**. Un procès péremptoir tardif ne mettra pas fin à l'hémorragie des dépenses. Toute cette situation est une démonstration parfaite qui montre pourquoi "ne rien faire" et laisser les entreprises défaillantes faire faillite aurait constitué une solution bien meilleure plutôt que de leur verser des ressources et de la monnaie précieuse.
Lorsqu'une entreprise réalise un profit, ceci est le signe qu'elle utilise des ressources dont elle augmente la valeur tout en contrôlant ses coûts. Lorsqu'une entreprise fonctionne à perte, c'est le signe qu'elle réduit la valeur de ses ressources ou permet à des coûts hors de tout contrôle d'effacer toute la valeur qu'elle a créé. Une entreprise qui fonctionne à perte est donc un moteur de destruction de richesse.

Les banqueroutes ont un effet net positif sur l'économie, parceque des compétiteurs plus productifs sont récompensés par les opportunités de rachat "à la casse" des actifs résiduels afin de renforcer leurs activités. Dans un cadre économique qui autorise ce type de croissance et de changement, toutes les pertes d'emploi par la banqueroute sont bientôt compensées par de nouveaux emplois lorsque des activités gérées plus efficacement ont accès à des actifs en plus grand nombre et se développent.
La banqueroute était le stimulus dont nous avions besoin dans le cas d'AIG. Plus de banqueroutes purgeraient les ressources investies à mauvais escient et permettraient de renouer avec la croissance.
AIG, en perdant de l'argent et en amenant ses activités au bord de la faillite, nous démontrait qu'elle n'était pas efficace. Qu'avons-nous fait alors? Nous avons forcé les contribuables à assumer les pertes, et désormais nous sommes supposés être choqué par le fait que ça ne marche pas. Si AIG avait fait banqueroute, il aurait été impossible que de telles primes soient versées. Le contribuable aurait été plumé de 170 millions de dollars en moins l'année dernière. S'ils avaient fait faillite, le monde n'aurait pas vu sa fin pour autant, et continuerait tout simplement avec un moteur de destruction de richesse en moins.
Nous aurions du apprendre la leçon que nous a donné le Japon. Les années 1990 sont présentées comme la "décennie perdue" du Japon parceque des banques zombies ont été maintenues en vie par le gouvernement Japonais. Toute productivité était redirigée à travers ces moteurs de destruction de richesse, avec le résultat d'une stagnation sur le long terme. Nous devons et nous pouvons éviter cette issue si nous faisons appel à notre bon sens.
Une récession devrait être une période de renforcement et de regroupement dans un cadre économique. Mais aussi longtemps que les gouvernements insistent pour prolonger le status quo en soutenant des institutions en faillite, nous continuerons à creuser un trou encore plus grand pour nous même.
Ndlr:
*Le congrès des Etats-Unis à Washington DC (District of Columbia)
**Troubles Assets Relief Program ou Programme de sauvegarde des actifs toxiques

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