Kirchner a besoin de blé
Le 15 Mai 2009, lanacion.com.ar rapporte que pour la première fois depuis 1890, l'Argentine ne va pas exporter de blé, la campagne 2009/2010 prévoyant une récolte juste suffisante pour la consommation locale.
Quelle était auparavent la situation?
Malgré la prédominance de ces cinq acteurs sur le marché mondial, leur poids dans les exportations mondiales a diminué passant ainsi de plus de 90% en 1961 à 76% en 2004. Cette baisse s'est faite sous l'effet de l'arrivée de nouveaux acteurs importants sur le marché, à l'instar de l'Argentine dont les exportations ont été multipliées par plus de neuf entre 1961 et 2004 pour atteindre environ 10 millions de tonnes en 2004.
...ce qui a un effet boeuf
Le 17 Mai 2009, perfil.com mentionne que selon le secrétaire à l'agriculture de l'Argentine, ce pays prévoit d'importer l'année prochaine 1000 tonnes de viande de boeuf pour satisfaire la demande locale !
Quelle était auparavent la situation?
Jusque dans les années 1970, l'Argentine a dominé les exportations mondiales de viande de boeuf et de veau grâce à l'excellente qualité de la viande de ses boeufs paissant dans les pâturages fertiles de la région des Pampas, une zone du centre du pays située aux alentours des villes de Buenos Aires et Rosario. La majorité du cheptel était composée de races britanniques améliorées dont les marchés européens étaient très friands. En 2005, l'Argentine a été le troisième exportateur mondial de viande de boeuf après le Brésil et l'Australie avec 680 000 tonnes de viande de boeuf exportée.
Comment en sommes-nous arrivé là?
Comme le mentionne Lucilio sur le forum liberaux.org,
à coups de taxes, d'impositions et de frais de douanes à l'exportation de viande de boeuf, du colza, etc.
Il poursuit:
Le principe étant que le seul secteur d'activité économique viable et rentable en Argentine est l'agriculture, l'État argentin, depuis Perón, et reprenant le délire de List d'un protectionnisme visant à créer de toute pièce une "industrie nationale", subventionne à perte un secteur merdique (ordinateurs genre Minitel créole, avions qui ne volent pas, bateaux qui ne flottent pas, voitures que personne n'achètera jamais, etc.) En plus de cela, il faut compter les prébendes que les nationaux-socialistes péronistes allouent en masse, via l'État fédéral ou les États, à leur partisans pour se maintenir au pouvoir. Bref, l'État argentin, pour financer tout cela, est obligé de tellement tondre les agriculteurs qu'il en est venu à les écorcher. Très logiquement, les agriculteurs cessent dès lors d'investir puisque non seulement ils ne font plus aucun bénéfice, mais y vont de leur poche. Et au final, la production agricole diminue.
Ce que je préfère encore, c'est son introduction que j'ai reprise dans mes citations du jour:
On le sait. Le socialisme est le plus grand organisateur de pénurie. C'est à chaque fois la même chose. L'Arabie saoudite deviendrait socialiste, qu'elle devrait importer du sable.
Hari Krichner, c'est finit!
Arrivée au pouvoir fin 2007, la présidente argentine ne dispose plus que de 20 % d'opinions favorables.
Depuis plusieurs mois, l'intransigeance légendaire de Cristina Kirchner a rendu la situation inextricable. Refusant de discuter avec les représentants agricoles, elle a voulu imposer par la loi une mesure très largement rejetée par la population. (sur cette photo, on la voit en compagnie de son vice président, Cobos).
Ca au moins, elle l'a bien cherché! Souhaitons que la liberté l'emporte et que les agriculteurs argentins retrouvent rapidement leur indépendance.
Le principe étant que le seul secteur d'activité économique viable et rentable en Argentine est l'agriculture, l'État argentin, depuis Perón, et reprenant le délire de List d'un protectionnisme visant à créer de toute pièce une "industrie nationale", subventionne à perte un secteur merdique (ordinateurs genre Minitel créole, avions qui ne volent pas, bateaux qui ne flottent pas, voitures que personne n'achètera jamais, etc.) En plus de cela, il faut compter les prébendes que les nationaux-socialistes péronistes allouent en masse, via l'État fédéral ou les États, à leur partisans pour se maintenir au pouvoir. Bref, l'État argentin, pour financer tout cela, est obligé de tellement tondre les agriculteurs qu'il en est venu à les écorcher. Très logiquement, les agriculteurs cessent dès lors d'investir puisque non seulement ils ne font plus aucun bénéfice, mais y vont de leur poche. Et au final, la production agricole diminue.

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