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Horloges de la dette

FRANCE

USA

Citations

Ils ont dit

« CVO ». Pour ceux qui ne connaissent pas la signification de ce sigle, la voici : « cotisation volontaire obligatoire ». Aucun romancier, même le plus imaginatif, n'aurait pu penser qu'un tel monstre administratif puisse exister !

Michel de Poncins

Ils ont dit - Les archives

Citations historiques

Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise.

Jean Monnet

 

Citations - Les archives

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mercredi, juillet 28 2010

Allons enfants de la patrie, la libération est arrivée !

Le jour de libération fiscale est arrivé. La France vice-championne du monde derrière le Danemark, et loin devant les autres pays de la zone Euro. Il est des domaines dans lesquels notre douce France est imbattable, notamment quand il s'agit de dépenser, de gaspiller, de dilapider de la richesse, surtout quand celle-ci ne vous appartient pas. Il faut pour cela ponctionner les revenus des actifs, de plus en plus, et de plus en plus longtemps. Cette année, les français ont travaillé jusqu'au 27 Juillet inclus pour couvrir les dépenses de l'État.

 


Jour de libération fiscale le 28 juillet 2010
envoyé par Contribuables. - L'info video en direct.

dimanche, septembre 27 2009

Trou d'ozone, trou de mémoire ou confusion mentale ?

Science présidentielle

Le 23 Septembre 2009, Nicolas Sarkozy fait la déclaration suivante suite à la clôture de la réunion du G20:

Des scientifiques et des savants du Monde entier se sont réunis pendant des mois et des mois pour dresser un constat - C'est le constat qui est accablant ! - le monde va à sa perte si on continue d'émettre du carbone qui crée un trou dans la couche d'ozone et qui brise les équilibres de la planète. Ca, c'est un constat!

 

 

Confusion mentale


Le président de la république confond carbone et dioxyde de carbone (ou CO2), comme il confond trou d'ozone et réchauffement climatique, c'est bien ce constat là qui est accablant.

Que le CO2 anthropique puisse avoir quelque influence significative sur le climat de la planète est une hypothèse qui est déjà des plus suspectes, mais alors que dire de cette forme de désinformation, révélatrice de la totale incompétence scientifique sur le sujet du climat et de l'environnement  de nos dirigeants et de leurs conseillers, ceux-là mêmes qui prennent des mesures censées sauver la planète.

Pourquoi, et surtout au bénéfice de qui, est-on en droit de se poser la question, au vu d'une telle confusion dans l'esprit de nos plus hauts dirigeants, à peine relevée par les médias et autres organes de communications institutionnels ?

 

Des p'tits trous, des p'tits trou...

Il est des trous bien plus inquiétants que celui de la couche d'ozone, qui est un phénomène naturel et récurrent: le trou de la sécurité sociale, le trou de nos finances publiques, le trou d'air économique géant près à tous nous engouffrer.

Car Sarkozy confond la relation entre le CO2 et le trou dans la couche s'ozone, tout comme il confond la relation entre création monétaire inflationniste et croissance économique.

 

Ais confiance

Pouvons-nous croire encore un seul instant quelqu'un qui, avant d'être élu, prétendait prendre des mesures qui allaient nous permettre de bénéficier d'une croissance forte, quelqu'un qui n'a pas vu la crise venir, quelqu'un qui déclarait encore il y a quelque jours que la croissance économique repartira quand le chomâge baissera, alors qu'il prétendait un an plus tôt capable de faire baisser ce même chomâge, alors qu'il n'a fait qu'augmenter depuis, malgrè toutes les mesures de "relance" prises par le gouvernement. Quelqu'un qui, en somme, ne comprends rien, ni au fonctionnement de l'économie, ni à l'environnement, ni à la science.

Quelqu'un qui ne sait faire autre chose que de manipuler l'opinion pour arriver à ses propres fins, défendre ses intérêts personnels et ceux de son entourage, à coup d'arguments fallacieux et de mensonges à répétition.

Quelqu'un qui n'a d'autre imagination créative que d'emprisonner tout esprit d'initiative dans un enchevêtrement de nouvelles contraintes réglementaires et d'écraser toute prise de responsabilité individuelle sous des montagnes de nouveaux impôts, taxes, prélèvements et autres "contributions".

Quelqu'un qui anesthésie toute vélléité entrepreneuriale par l'injection de doses massives d'inflation monétaire destructrice de richesse.

 

Des lions menés par des ânes

Dans un tel contexte, comment se fait-il que nos populations européennes soient aussi dociles, totalement apathiques face aux dangers qui nous menacent ?

Aux Etats-Unis, ce sont au moins deux millions de personnes qui ont manifesté le 12 Septembre contre la politique de Barack Obama, un énènement lui-même non diffusé par les médias officiels de notre beau pays  de Cocagne. 

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Nos cousins d'outre-atlantique font entendre leur voix, mais en France, rien ne se passe, nous vivons un déclin tranquille, une crise sans nom. De Gaulle prétendait que les français sont des veaux à la mémoire courte, Sarkozy nous prend pour des moutons dociles, Charles Gave écrivait quant à lui en 2003 que les français sont "Des lions menés par des ânes".

Il ne se trompe sûrement pas sur le qualificatif employé vis-à-vis de nos dirigeants, mais j'oserais toutefois me permettre de rajouter que l'on a les dirigeants que l'on mérite...

samedi, septembre 19 2009

Les lois françaises: référendum et inconstitutionalité

Le Référendum est une option constitutionnelle

La France dispose de tous les outils pour permettre à son peuple d'exprimer son opinion sur les lois françaises.

D'une part, la constitution française contient le passage suivant:

[Entrée en vigueur dans les conditions fixées par les lois et lois organiques nécessaires à leur application (article 46-I de la loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008) Un référendum portant sur un objet mentionné au premier alinéa peut être organisé à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales.

Donc, depuis le 3 Juillet 2008, c'est-à-dire depuis plus d'un an, nos députés ont le choix de demander au gouvernement l'organisation de référendums pour permettre au peuple français de s'exprimer sur les projets de lois de gouvernement. Les conditions permettant de valider l'organisation du référendum ne sont pas exagéremment difficiles à atteindre. Mais avons-nous jamais vu depuis un an quelque député que ce soit amorcer le moindre soupçon de frémissement de début d'une tentative de suggestion d'organisation d'un référendum sur quelque sujet que ce soit?

NON, les parlementaires se fichent de nous, électeurs, qui leur ont permis d'occuper leur mandat, et de bénéficier d'avantages indécents.

 

L’exception d’inconstitutionnalité entre dans le droit français

L'UMP, le NC et le PS ont tous voté pour cette réforme, les socialistes soulignant que c'était « la première fois » qu'ils votaient une loi découlant de la révision constitutionnelle de juillet 2008. Le projet de loi organique prévoit que la constitutionnalité d'une loi pourra être contestée lors d'un procès, à l'exception des procès en cour d'assises. Le gouvernement a été mis en minorité sur la question des délais ouverts pour statuer.

Source: INFOS Hebdo N° 323, sur www.AFEinfo.com

Non seulement les citoyens français détiennent-ils le pouvoir de s'exprimer sur la validation des texte législatifs ou les projets de loi, mais ils ont également la possibilité d'initier des processus juridiques visant à déclarer l'inconstitutionalité de lois existantes.

 

Les français ont donc tout pouvoir pour s'exprimer sur la législation

Que ne le faisons-nous plus ?

Une des raisons est sans doute que ces possibilités ne sont pas suffisamment relayées par les médias.

Une autre est probablement le fait qu'une majorité de nos représentants parlementaires se soucient bien plus de leurs intérêts personnels que de ceux des citoyens, comme tend à le démontrer la côté des députés sur l'excellent site de l'Argus Parlementaire, dont la plupart ne prennent position sur rien.

Une dernière est peut-être également que les français sont trop soucieux de leur situation personnelle dans un contexte de crise économique grave pour dépenser de l'énergie en s'engageant dans des luttes qu'ils considèrent - à tort - sans doute comme perdues d'avance.

Pourtant je pense que des pétitions à grande échelle ou des lettres adressées par le plus grand nombre à nos représentants pour leur demander de s'impliquer dans la défense des intérêts des citoyens français pourraient avoir un impact très fort.

 

L'opinion d'un seul homme

Prenons comme exemple la récente taxe carbone, qu'une majorité de français conteste selon les sondages d'opinion, et dont Sarkozy prétend qu'il s'agît d une grande réforme comparable à la décolonisation, à l'abolition de la peine de la peine de mort, et à la légalisation de l'avortement.

L'opinion d'un seul homme, fut-il (et futile) Président de la République, n'est pas censée représenter l'opinion de 64 millions de citoyens français. Pourquoi une telle loi n'est-elle pas soumise à l'approbation publique?

 

Conclusion

Il est temps que le peuple de France reprenne la main sur la conduite des affaires du pays.

Faisons appel à nos représentants parlementaires en les responsabilisant, par le biais de pétitions nationales et de lettres réclamant l'organisation de référendums afin de déterminer la constitutionnalité ou l'anti-constitutionnalité des projets de lois.

Déposons des recours pour déclarer l'inconstitutionnalité de lois existantes.

Ces pouvoirs sont entre nos mains, nous les possédons, faisons en sorte de les utiliser à bon escient, et sans plus attendre.

Vous trouverez déjà un certain nombre de liens vers des pétitions en cours dans le bandeau de droite du présent blog.

vendredi, septembre 11 2009

Taxe carbone, mensonges éhontés et ignominieuse infamie !

Les émissions de CO2 de la France sont stables, après une forte baisse

Selon les données gouvernementales, la consommation de carbone fossile pour la production d'énergie en France métropolitaine s'est stabilisée, avec une période de baisse rapide.

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Cette tendance peut être représentée sous la forme de la quantité moyenne de CO2 produite par habitant dans le cadre de la consommation d'énergie produite à partir de sources fossiles, d'après les données de l'administration des Etats-Unis.

En moyenne, chaque résident de France métropolitaine émet aux alentours de 6,5 tonnes de CO2 par an (courbe bleue). Sur la période prise en compte jusqu'en 2006, le nombre d'années présentant un taux de croissance négative est très supérieur aux années dont le taux est positif (courbe rouge épaisse).

La tendance de ce taux de croissance (courbe polynomiale rouge) est nul: les émissions de C02 se sont stabilisées en France, sur un niveau très inférieur à ce qu'elles étaient il y a près de 30 ans.

 

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Les émissions de CO2 de la France sont une goutte dans un océan de carbone

Selon Wikipedia, les émissions de C02 de la France pour la production énergétique à partir de sources fossiles s'élèvent à 383 millions de tonnes pour l'année de 2006, par rapport à un total mondial de 28,4 milliards de tonnes, ce qui correspond à seulement 1,4% des émissions totales.

On peut également comparer les émissions de CO2 de la France à différentes mesures de la quantité de carbone de la planète, données que j'avais rapportées dans un précédent article:

- Les émissions de CO2 du fait des activités industrielles et la respiration humaine s'additionnent pour un total de 8 Gt de carbone (C) par an.

- Le carbone atmosphérique représente 780 Gt de carbone.

- La surface des océans contient 1000 Gt de carbone.

- la végétation, les sols et les détritus contiennent 2000 Gt de carbone.

- les profondeurs intermédiaires et élevées des océans contiennent 38000 Gt de carbone (sous forme de C02 et de ses produits d'hydratation). 

J'ai tenté de comparer graphiquement ces différentes grandeurs, après avoir converti les 383 millions de tonnes françaises et les 28,4 milliards de tonnes mondiales de C02 résultant de la seule combustion de ressources fossiles pour la production d'énergie en équivalent carbone, grandeurs qui correspondent respectivement à 104,5 millions et 7,746 milliards de tonnes de carbone (le carbone correspondant à un pourcentage massique de 27,3% de la molécule de CO2).

Le résultat est le suivant, la taille des bulles correspondant au pourcentage du total:

Quantite de carbone.jpg

S'il est encore possible de discerner un minuscule point au niveau des "énergies fossiles monde", la contribution "énergie fossile France"  ne génère même pas un seul pixel visible sur le graphe précédent, car s'élevant à seulement 0,00025% du total, ou encore 1 pour 400 000.

Tandis que l'activité humaine ne peut avoir pour conséquence qu'une augmentation transitoire du taux de CO2 atmosphérique, dont l'effet sur le climat est insignifiant compte tenu de son montant s'élevant à 8 Gt de carbone annuel comparé avec les 42000 Gt résidant dans les océans et la biosphère, qu'en est-il de la contribution énergétique d'origine fossile de la France?

 

Le CO2 et l'effet de serre, une vaste fumisterie

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Pour que la thèse du réchauffement climatique anthropique puisse être validée, au moins trois conditions devraient être remplie:

a) le réchauffement climatique est avéré, prouvé, démontré, non réfutable.

b) le CO2 est un facteur contributeur majeur de l'effet de serre.

c) le CO2 anthropique est un constituant majeur du cycle du carbone atmosphérique.

 

La condition c) est complètement fausse, comme nous venons de le montrer.

En ce qui concerne la condition b), il est utile de rappeler que le principal contributeur à l'effet de serre est la vapeur d'eau atmosphérique, et chaque jour qui passe apporte de nouveaux arguments aux détracteurs du scénario du réchauffement climatique d'origine anthropiques, informations que j'ai largement relayées dans la rubrique Réchauffement climatique sur le présent blog, mais également par divers liens accessibles dans le bandeau de droite du blog.  

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Quelle est donc la part de l'activité humaine dans l'effet de serre? Elle s'élève à seulement 0,28% si l'influence de la vapeur d'eau atmosphérique est prise en compte.

Pour arriver à ce résultat, l'auteur de l'article détermine la proportion de gaz résultant des activités humaines dans l'atmosphère, cette proportion s'élevant par exemple à seulement 3,2% dans le cas du CO2.

Puis il cumule l'influence humaine pour chacun des gaz considérés.

Tentons sur cette base de calculer le rôle de la France par rapport à ses émissions de CO2 résultant de la combustion des carburants fossiles, sur la base du pourcentage précédemment mentionné de 1,4% des émissions anthropiques totales.

0,117% x 1,4% = 1,6 pour cent mille, ou encore 0,0016%.

Si tant est qu'effet de serre il y a, le rôle joué par l'homme, et à plus forte raison celui de la France, est totalement insignifiant.


La planète se réchauffe, une propagande mondiale

Le CO2 d'origine anthropique n'est donc ni un constituant majeure du carbone atmosphérique, ni un contributeur significatif de l'effet de serre, mais alors qu'en est-il de la condition c) sur la réalité du réchauffement climatique.

Cette hypothèse est elle-même réfutée par une accumulation de preuves contradictoires. Ayant largement relayé ces éléments de plus en plus nombreux, je me contenterai de ne mentionner qu'une information très récente sur le sujet: le relevé global des températures de toutes les stations météos de l'arctique, qui est - parait-il - soumis à une fonte accélérée de la banquise, cette dernière devant disparaitre complètement dès 2012 selon Al Gore, le Grand Prêtre du Réchauffement Climatique.

Est-ce que ceci par exemple met en évidence une hausse des températures moyennes dans le Yukon, au Canada?

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Est-ce que cette courbe ressemble de près ou de loin à la supercherie de la courbe de température en crosse de hockey ?

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Est-ce que la couverture glaciaire arctique continue de se contracter d'année en année ?

 

20090908_Figure2.gifA ce sujet, il convient de remarquer que nos "amis" du National Snow and Ice Data Center, qui produisent régulièrement des commentaires propagandistes en faveur du réchauffement, ont été très ennuyés de constater récemment que la couverture glaciaire artique est remontée bien au dela du niveau minimum atteint l'année dernière, lui même supérieur à celui de 2007, et viennent pour cette raison de rajouter sur leur graphe comparatif la courbe de 2005, qui n'apparaissait pas il y a quelques jours encore, afin de pouvoir argumenter que "Cette année est désormais la troisième année la plus faible en terme de couverture glaciaire mesurée par satellite". La tendance à la contraction de la couverture glaciaire ne se serait-elle pas plutôt inversée, comme je le suggère dans un de mes précédents articles?

 

Rien ne justifie la taxe carbone.

A l'occasion de son discours du 10 Septembre à Culoz dans l'Ain, Sarkozy vient d'annoncer personnellement, et surtout avec beaucoup de culot, l'instauration de la taxe carbone, arguant que:

"L'objectif de la fiscalité écologique n'est pas de remplir les caisses de l'Etat mais d'inciter à changer les comportements" des Français face à l'"urgence climatique".

L'argument de départ est donc bien climatique, d'autant plus que cette nouvelle taxe "sera payée par tous les consommateurs d'énergie fossiles (pétrole et gaz) dans une logique pollueur payeur, mais ne couvrira pas l'électricité", ceci étant justifié par le fait que l'énergie électrique en France est majoritairement d'origine nucléaire, activité relativement neutre en CO2.

Admettons dans un premier temps que la nouvelle taxe carbone permettent d'induire une réduction de la consommation de ressources fossiles au niveau national. Admettons encore que cette diminution soit conséquente et atteigne 10%. 

Le rôle des émissions de CO2 provenant de la combustion des ressources fossiles pour la production énergétique de la France au niveau mondial sur l'effet de serre passerait donc de 0,0016% à un peu plus de 0,0014%, ce qui constitue un progrès considérable n'est-ce pas?

D'autant plus que l'influence du CO2 anthropique sur l'effet de serre est insignifiant et que la thèse même du réchauffement climatique constitue une vaste escroquerie organisée au niveau mondial dans l'intérêt du lobby vert et de ses alliés gouvernementaux.

Rien ne justifie donc la nouvelle taxe carbone que Sarkozy vient lui même d'établir, mais le fait est qu'elle devrait entrer en vigueur dès le 1er Janvier 2010. 

 

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Taxe carbone, mensonges éhontés !

La suite de l'argumentation donne toutefois un éclairage différent à cette nouvelle taxe carbone, puisque  "Cette fiscalité stimulera les économies d'énergie, réduira la facture pétrolière et gazière du pays comme celles des familles et permettra de développer davantage les économies vertes".

MENSONGE

Car il ne s'agit pas en fait de faire quoi que ce soit pour protéger la planète, mais bien de réduire le coût des ressources fossiles dans le budget de l'Etat, par ailleurs déjà très endetté, tout en favorisant les intérêts particuliers en faisant la part belle à un secteur d'activité qui peut être développé localement, alors qu'il est loin d'avoir fait la preuve de sa rentabilité, puisqu'il ne parvient pas à se développer en l'absence de subventions et de réglementations favorables.

Le gouvernement ne souhaite en fait qu'une seule chose: instaurer une taxe protectionniste, et la suite du discours de Culoz nous en apporte confirmation, car "ce nouveau dispositif rendrait d'autant plus nécessaire la création d'une taxe carbone aux frontières de l'Union européenne, pour protéger la compétitivité de l'industrie française", et qu'il "sera la meilleure arme contre la désindustrialisation de la France et contre les délocalisations".

Sarkozy nage à contre-courant de l'Histoire, souhaitant mettre en place progressivement toute une gamme de mécanismes protectionnistes, car plus les échanges commerciaux sont entravés, plus les revenus du commerce et par conséquent la richesse, qu n'a jamais été créée que par les entreprises productrices de biens et de services, se réduisent.

Le coût moyen par foyer estimé pour 2010 sera de 74 euros nous dit-on. Pourtant, si l'on prend une émission moyenne par personne de 6,5 tonnes par an en 2006, chiffre qui est probablement resté relativement constant depuis, le coût moyen de cette taxe fixant le prix de la tonne de CO2 à 17€ devrait être de 6,5 x 17€, soit 110,5€ par personne. La France comptant environ 26 millions de foyers pour une population de 64 millions d'habitant, soit environ 2,5 habitants par foyer en moyenne. Chaque foyer serait donc en moyenne redevable d'environ 2,5 x 110 € = 275€. Le chiffre réel est donc 200€ plus élevé que celui annoncé par Sarkozy.

MENSONGE

Oui, mais il parait que c'est parce que les coûts de la taxe "seront intégralement compensés pour les ménages quel que soit leur niveau de revenu, et que chaque centime sera rendu aux français, soit sous forme d'une réduction de l'impôt sur le revenu, soit par le versement d'un chèque vert", et que si ma grand mère en avait, mon grand-père serait homosexuel.

A quoi ça sert de créer une nouvelle taxe si c'est pour la redistribuer intégralement?

MENSONGE

D'autant plus que cette taxe rapportera bien moins que les prévisions du gouvernement, comme je l'expliquais précédemment, en raison de trois facteurs différents: l'effet Laffer, la crise économique et l'amélioration constante de l'efficacité énergétique.

Mais il convient de rajouter un quatrième aspect, qui tient à la construction d'une nouvelle usine à gaz administrative pour la mise en place et le contrôle des flux de revenus et de leur redistribution par le gouvernement. Mise en place progressive de la taxe, taxation sélective, redistribution elle-même sélective, différentiation selon la taille des familles (plus pour les familles qui ont des enfants, oui mais combien d'enfants?), différentiation selon le lieu de résidence (en ville ou à la campagne, mais à quelle distance de la ville), réductions d'impôts (pour ceux qui en paient), chèque vert, compensation de la taxe professionnelle.

Cette taxe va donc coûter cher, très cher à l'Etat, qui aura là une nouvelle bonne occasion de ne pas baisser le nombre de ses fonctionnaires, qui continue d'augmenter en dépit de la promesse présidentielle du candidat Sarkozy.

MENSONGE

 

Le coût de la taxe carbone.

Cette taxe sera particulièrement injuste, puisque comme le signale l'IREF, elle touchera en premier lieu les personnes les plus démunies.

D'autant plus que "le montant de cette taxe est appelé à augmenter au fil des années", induisant ainsi un coup d'accès aux énergies fossiles de plus en plus élevé, jusqu'à épuiser totalement les ressources des ménages, au risque de mettre en place une spirale infernale de décroissance économique, compte tenu du coût insensé que l'énergie prendra dans le budget des ménages. 

Prenons l'exemple du coût d'un litre de super, pour un prix moyen actuel d'environ 1,25€ par litre. Comment se décompose-t-il?

- TVA 19,6% : 20,5 cents

- TIPP : 60,7 cents

- Prix net : 43,8 cents

Au prix de 1,25€ le litre, le super est donc déjà taxé actuellement à hauteur de (125 - 43,8) x 43,8  = 185%. Le calcul habituel consisterait à prétendre que les taxes (TIPP et TVA) représentent (60,7 + 20,5) / 125 = 65% du prix de vente, mais ce mode de calcul est erroné. Le prix de vente des carburants incluant les taxes est en fait un multiple de leur prix net, ce qui met en évidence une tyrannie fiscale qui s'applique à leur commercialisation. 

Un litre de super valant 1,25€ est en réalité déjà taxé à hauteur de 185%, soit 1,85 fois son prix net.

Et par dessus ceci, on veut maintenant rajouter une taxe carbone, et qui plus est, à laquelle viendra s'ajouter une TVA sur la taxe carbone, qui ne sera, elle, jamais redistribuée. TVA qui, d'autre part, constitue le pire des impôts.

Refaisons le calcul de manière rationnelle, sachant qu'un véhicule consommant un litre de carburant émet environ 2,3kg de CO2 (dû au simple fait que la combustion combine le carbone contenu dans l'hydrocarbure à l'oxygène de l'air).

- Taxe carbone par tonne de CO2 : 17€ ou 1700 cent

- Taxe carbone par kg de CO2 : 1700 cent / 1000 = 1,7 cent

- Taxe carbone par litre d'essence : 2,3 x 1,7 cent = 3,91 cent

- TVA sur la taxe carbone : 3,91 x 19.6% = 0,77 cent

- Coût total supplémentaire : 3,91 + 0,77 = 4,68 cents

Sarkozy nous annonce que son coût par litre d'essence sera de 4,5 centimes. Nous dirons que pour une fois, il dit à peu près la vérité.

Voyons maintenant ce que cela donne au sujet de notre litre de super, qui valait jusqu'ici 1,25€, en prenant le calcul de son côut depuis son prix net:

- Prix net : 43,8 cents

- TIPP : 60,7 cents

- Taxe carbone : 3,91 cents

- TVA 19,6% : 21,2 cents

Notre litre de super en est désormais rendu à 1,296 €, soit une hausse immédiate de 5,2%, pour une fiscalité totale qui s'élève désormais à 196% du prix net.

En clair, avec la taxe carbone en sus, nous allons dès 2010 payer notre super presque 3 fois son prix net!

Imaginez combien de kilomètres vous pourriez parcourir pour la même somme, si les carburants n'étaient pas taxés. Pour un plein de 50 litres qui vous reviendra à 64,8€ dès 2010 (en admettant que le prix net n'augmente pas, ce qui est toutefois plus qu'improbable en raison de l'inflation monétaire), vous pourriez obtenir 148 litres de super, presque trois pleins de super. Que la vie serait douce sans les taxes, que notre gouvernement s'évertue à dépenser à tort et à travers.

 

La taxe carbone, une ignominieuse infamie !

Comme je l'expliquais dans un précédent article, il existe une relation directe entre la consommation d'énergie et le niveau de vie ou la qualité de la santé des individus, (cette dernière s'exprimant par exemple en terme de mortalité infantile ou de durée de vie), comme cela peut être mis en évidence grâce aux excellents graphes du site Gapminder.

 

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La production énergétique de la France relevant à plus de 80% de ressources fossiles, l'impact de la nouvelle taxe carbone qui entrera en vigueur dès le premier janvier 2010 sera considérable sur le niveau de vie des français, et par conséquence sur leur richesse et leur santé.

Cette taxe va considérablement ralentir le développement économique de la France, et aggravera la crise, sans apporter aucune amélioration sur la situation financière du pays, bien au contraire Monsieur Laffer.

Cette nouvelle taxe est une ignominieuse infamie, une insulte au libre arbitre et à la responsabilité citoyenne des français.

La seule et unique réaction saine que pourrait adopter les citoyens français serait de s'élever en masse contre son entrée en vigueur, en protestant massivement par l'envoi de la pétition de l'IREF, pour dire:

NON à la Taxe Carbone.

mercredi, septembre 9 2009

Rions un peu: comptons les nouvelles taxes !

Des taxes comme s'il en pleuvait

Mon dernier passage en revue de la situation fiscale française remonte au 17 Avril, article dans lequel je rapporte le commentaire d'un autre blogueur:

La France ne serait pas accueillante. (Reuters) Le "paquet fiscal" voté au début du mandat de Nicolas Sarkozy a donc eu peu d'effets sur la pression fiscale française. Pire, une quinzaine de nouvelles taxes ont été adoptées depuis mai 2007 : taxes sur le poisson, les fournisseurs d'accès internet, les recettes publicitaires des chaînes privées de télévision, les mutuelles et les complémentaires-santé, etc. Des taxes douanières sur les biens produits dans des pays ne respectant pas certaines normes écologiques ont également été évoquées ces derniers jours.

Quelle est donc la situation depuis le mois d'Avril?

Tentons de faire le bilan, à partir des informations rapportées depuis dans l'excellent discussion La taxe de la semaine, des taxes, comme s'il en pleuvait... sur le forum Liberaux.org.

 

Des projets de taxes, des menaces de taxes, des taxes, impôts et autres hausses de prix...

Le 3 Juillet 2008: la taxe pour la collecte, le transport, le stockage et le traitement des eaux pluviales, que les communes sont autorisées à instaurer sur une base annuelle. 

La taxe à retardement, dont les effets se font sentir progressivement.

 

Le 28 Mars 2009, la taxe Spéciale d'équipement fait son apparition.

Avant il n'y avait que des taxes normales, désormais il y a des taxes spéciales.


Le 7 Avril 2009, doublement du taux de taxation applicable aux contrats d'assistance automobiles, passant de 9% à 18%.

Moi qui croyait que les assistés ne payaient pas de taxes...


Le 8 Avril, la CNIL demande à obtenir un financement de la part des entreprises.

Ah bon, et qui c'est qui finance les dépenses des institutions publiques ?


Le 27 Mai 2009, proposition de créer une redevance, de faible montant, acquittée par les grands organismes, publics et privés, qui traitent des données à caractère personnel

La CSG a commencé à 1,08%, elle varie actuellement entre 6,2 et 9,5%


Le 29 Mai 2005, la taxe Tobbin revient sur la table des discussions.

Tobbin or not Tobbin, tax is the question !

 

Le 19 Juin, c'est une triple taxe qui est mise en place sur le chiffre d'affaires des opérateurs internet et mobile, une taxe sur les fréquences radio-électriques et une taxe sur les recettes publicitaires supplémentaires des télévisions privées.

C'est le triple effet, Taxe cool !

 

Le 22 Juillet, Michel Rocard veut taxer le pétrole, le gaz et l'électricité dès 2010.

Puisqu'il était devenu inconcevable qu'ils n'étaient pas taxés jusque ici...

 

Le 22 Juillet 2009, la taxe sur les services de restauration pour compenser la perte de recette due à la baisse de la TVA entre en vigueur à titre temporraire (pour une durée de 3 ans).

Oui, oui, comme la vignette automobile!

 

Le 31 Juillet 2009, La taxe sur les terrains devenus constructibles enfin mise en application!

Une taxe très constructive pour l'immobilier.

 

Le 6 Août 2009, La «cotisation économique territoriale» va remplacer la taxe professionnelle.

Chassez la taxe par la porte, elle revient par la fenêtre.

 

Le 3 Septembre 2009, Sarkozy veut que l'Europe se dote d'une taxe carbone aux frontières.

Et moi je voudrais que l'Europe se dote d'un dispositif anti-Sarkozy aux frontières.

 

Le 6 Septembre 2009, le prix des cigarettes devrait augmenter de 6 % en octobre. Les revenus des taxes représentant environ 80% du prix de vente pour les cigarettes en France, il s'agit en fait d'une hausse déguisée de la taxation.

C'est pas moi qui taxe, c'est l'autre !

 

Le 6 Septembre, hausse du forfait hospitalier, une nouvelle taxe déguisée en hausse de tarif.

Les taxes, c'est bon pour la santé.


Le 7 Septembre, une taxe de 1 000 euros par antenne émettrice de téléphonie mobile.

Allo Bercy, à vous l'antenne.

 

Conclusion

Le rythme s'accélère, et ce n'est pas près de s'arrêter, compte tenu de la gabegie dépensière de notre gouvernement.

Des taxes, comme s'il en pleuvait !

lundi, septembre 7 2009

Comment Nicolas Sarkozy bidonne sa visite d'usine à l'aide de figurants

Un article à découvrir sur le site de la RTBF.

 

samedi, juillet 18 2009

Nicolas Sarkozy a payé les sondages OpinionWay publiés par Le Figaro et LCI

Lire ci-dessous le commentaire publié par le site Impôts Utiles.

Je me demandais en effet comment la côte du Président de la République pouvait être encore si élevée...

Lors de la dernière élection présidentielle, deux-tiers des français faisaient plutôt confiance à Nicolas Sarkozy. Il n'a fallu que six mois à ce président d'exception pour que les statistiques atteignent le point déquilibre, un exploit! Depuis 2008, le rapport s'est inversé, et une majorité de français ne fait plus confiance au Président de la République.

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On comprend que dans ces conditions notre homme mette tout en oeuvre - et surtout de façon malhonnête - pour soigner sa côte de popularité, et ainsi tenter de faire illusion sur le soutien de l'opinion publique, bien que celui-ci  lui ait échappé peu de temps après le début de sa législature.

Voir également sur ce sujet l'article: Obama Président: Mission Impossible! ainsi que les statistiques dans le bandeau de droite de mon blog.

 


La Présidence de la République, représentée par le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, a payé des sondages de l'institut OpinionWay pourtant publiés par Le Figaro et LCI

nicolas-sarkozy-sondages-opinionway-cour-des-comptes-figaro-lciPage 11, du rapport publié ce Jeudi par la Cour des Comptes et signé Philippe Séguin, au chapitre "Le cas particulier des Etudes", on découvre une bombe.

On y apprend que depuis le 1er Juillet 2007, Nicolas Sarkozy finance à hauteur de 1,5 Millions d'euros, via un intermédiaire, sans bon de commande et sans mise en concurrence, des sondages qui sont ensuite publiés dans la presse.

La Cour des Comptes s'interroge aussi sur les raisons qui peuvent pousser l'Elysée à payer des sondages hors de prix alors que ceux-ci vont paraître dans la presse. Les auditeurs de la Cour ont ainsi épluché les sondages payés par l'Elysée : "la comparaison des résultats publiés dans la presse et de ceux remis à la Présidence" ne fait "pas apparaître de différence"...

Pourquoi ?
La réponse vient assez vite. Il ne s'agit pas de n'importe quels sondages!
Ce sont ceux de l'institut OpinionWay.
Cet institut de sondage dont le Canard Enchainé puis Ségolène Royal ont dénoncé la partialité ainsi que ses affinités avec l'UMP: par exemple, le président d'OpinionWay, Hughes de Cazenave a été chargé de mission au cabinet de Gérard Longuet.
Dans son livre "Ma Plus Belle Histoire C'est Vous", Ségolène Royal détaillait la mécanique bien huilée des sondages OpinionWay immédiatement relayés par Le Figaro-LCI-TF1 et qui invariablement viennent soutenir Nicolas Sarkozy ou démolir ses adversaires.

Il suffit de taper OpinionWay sur le moteur de recherche du Figaro ou de Metro pour retrouver la prose générée à l'aide de cet institut. Vous avez tous lu ces titres: ,  “Les Français plebiscitent la majorité”, "Royal distancée par Delanoë, selon un sondage", “Le gouvernement Fillon 2 plaît aux Français”, Présidentielle : Sarkozy loin devant Royal ou Aubry, "Sondage : une majorité d'Européens ont une bonne opinion de Sarkozy" etc...

En septembre 2008, je dénonçais un sondage "tripatouillé" OpinionWay-Le Figaro qui defrayait la chronique mais en cachait un autre aux résultats très différents. Un sondage publié en plein congrès du PS...

La Cour des Comptes s'interroge donc sur l'intérêt de la commande de sondages qui vont être publiés par voie de presse. Mais la vraie question est de savoir si l'on est dans le cas d'une manipulation de l'opinion. C'est ce que sous-entend  Delphine Batho, Député des Deux-Sevres lorsqu'elle déclare jeudi soir:
"Nous sommes ici au coeur d'un système d'instrumentalisation de l'opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias."

Dans le même communiqué Delphine Batho réclame que toute la transparence soit faite sur les sondages qui ont été payés par l'Elysée avec l'argent du contribuable et publiés par la presse :
"Pour que l'information de tous soit complète, nous demandons à l'Elysée de rendre publique la liste précise des 15 sondages payés par la présidence de la République et qui ont été publiés par certains médias. Cela permettrait à coup sûr de revisiter les conditions de déroulement de certains débats publics où des jeux d'influence pervers s'exercent pour manipuler l'opinion."

 Question subsidiaire posée par le site Arrêt sur Images :

"Qui est l'intermédiaire secret ?"
"Dans un premier temps, LeFigaro.fr ne citait pas Opinion Way, avant de corriger le tir vers 17h30. L'AFP ou Liberation.fr, eux, ne mentionnent pas la question des sondages, contrairement à Rue89 ou Reuters, qui évoquent bien les rapports particuliers entre l'Elysée et Opinion Way.
Un point n'est pas éclairci par le rapport : quel cabinet joue ainsi les intermédiaires entre l'équipe présidentielle et les sondeurs ? Il n'est pas nommé, mais selon la Cour, il empoche 10 000 euros par mois au titre de son conseil auprès de la Présidence."

 

mardi, juin 30 2009

Signez la pétition pour une relance durable

 

" 65 milliards d'euros seront progressivement injectés dans l'économie. 

Nicolas Sarkozy, le 15 janvier 2009

 

Avec tout le respect dû à votre fonction, Monsieur le Président,
ce n'est pas vrai.

 

Dès lors que l'État doit financer ses dépenses publiques, ces milliards d'euros ne sont pas injectés mais simplement redistribués. Chaque centime que l'État dépense, il doit d'abord soit le prélever par l'impôt sur les activités de nos concitoyens, soit l'emprunter au détriment des investissements des entreprises. Puisque l'État ne fait que redistribuer de l'argent, nous, signataires, ne croyons pas que l'envolée des dépenses publiques soit efficace contre la récession en cours - pas plus qu'elle n'a permis de sortir les États-Unis des années 1930 de la dépression, ou n'a sauvé l'économie japonaise dans les années 1990.

Pour favoriser le retour de la croissance, notre gouvernement doit plutôt permettre à tous de conserver le fruit de leur travail, d'épargner, d'investir et d'entreprendre. Réduire le fardeau fiscal de tous les particuliers et des entreprises, simplifier la réglementation du travail et réformer l'État pour diminuer la dépense publique sont les bonnes façons de relancer la croissance.

 

Jean-Pierre Centi, Professeur en Sciences Économiques, Université Paul-Cézanne

Pierre Chaigneau, Président, Éclairages Économiques

Jean-Yves Naudet, Professeur en Sciences Économiques, Université Paul Cézanne

Henri Lepage, Président, Institut Turgot

Jörg Guido Hülsmann, Professeur en Sciences Économiques, Université d'Angers

Michel de Poncins, Président, Catholiques pour les Libertés Économiques (CLE)

Pascal Salin, Professeur Émérite, Université Paris-Dauphine

Dr Nouh el Harmouzi, Project Manager, Atlas Economic Research Foundation

Jacques de Guenin, Président, Cercle Frédéric Bastiat

Emmanuel Martin, Docteur ès Sciences Économiques, Un Monde Libre

Jean-Marc Daniel, Professeur d'Économie, ESCP Europe

Véronique de Rugy, Senior Research Fellow, Mercatus Center at George Mason University

Philippe Lacoude, Vice-President, Algonkian Technologies Inc

Frédéric Sautet, Senior Research Fellow, Mercatus Center at George Mason University

Vincent Bénard, Président, Institut Hayek

Pierre Garello, Professeur en Sciences Économiques, Université Paul Cézanne

Serge Schweitzer, Professeur de Sciences Économiques, Université Paul Cézanne

Charles Arnoux, Directeur des études du Magistère Journalisme-Communication-Économie, Université Paul Cézanne

Mathieu Laine, Avocat, Maître de conférences en philosophie politique, Sciences-Po

Bertrand Lemennicier, Professeur de Droit et Sciences Économiques, Université Paris II Panthéon-Assas

Guy Plunier, Co-fondateur et Secrétaire Général, Catholiques pour les Libertés Économiques (CLE)

Max Falque, Délégué général, International Center for Research on Environmental Issues

Nicolas Lecaussin, IREF, Junior Entrepreneur

Cécile Philippe, Directrice, Institut Économique Molinari

Philippe Simonnot, Directeur, Observatoire de l'Économie Méditerranéenne

Bernard Zimmern, Président, Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publiques

Anthony de Jasay, Économiste, philosophe

Christiane Chavane, Chef d'entreprise, CERESCO

Yves Montenay, Président, Institut Culture Économie et Géopolitique

Emmanuel Sala, Co-fondateur et dirigeant associé, Seralia

Dominique Augey, Professeur en Sciences Économiques, Université Paul Cézanne

Gérard Bramoullé, Professeur en Sciences Économiques, Université Paul-Cézanne

 

 

Signez !

Ils parlent de la pétition...

Pétition à l'initiative du Collectif pour une relance durable

dimanche, juin 14 2009

Minimum solaire et Maximum fiscal

Au 17ième siècle, la terre a connu une période particulièrement froide, un mini-age glaciaire, alors même que l'activité solaire caractérisée par le nombre de tâches solaires s'est interrompue pendant un demi-siècle:

 

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Comme le rapporte Anthony Watts sur son blog scientifique Watts up with that? (voir aussi le lien dans le bandeau de droite du présent blog) ce minimum d'activité a été découvert par Jack Eddy, un scientifique spécialiste du soleil, qui avait dans les années 1970 qualifié cette période de "Minimum de Maunder". Malgrè les pressions scientifiques intenses de l'époque et contre le consensus alors en vigueur, il argumenta sur le fait que le soleil n'est pas un astre constant, mais en fait une étoile dont l'activité fluctue légèrement.

C'était un homme humble, qui ne nomma même pas sa découverte de son propre nom comme le font généralement les scientifiques.

Jack Eddy nous a quitté récemment. Son collègue et ami Dr. Leif Svalgaard, lui-même astronome spécialiste du soleil, a présenté son propre projet de la façon suivante:

Auprès de la division Physique Solaire de la Société Américaine d'Astronomie (American Astronomical Society) la semaine prochaine à Boulder, dans le Colorado, je demanderai formellement que, si un minimum solaire significatif se matérialise, que celui-ci soit nommé "Minimum d'Eddy".

Accessoirement, si vous supportez la thèse d'une réduction de l'activité solaire et la matérialisation d'un nouveau minimum d'activité solaire au cours des décennies à venir, vous pouvez vous aussi signer la pétition pour permettre à Leif de défendre son projet.

J'imagine que cette pétition ne recevra pas un enthousiasme massif auprès de la communauté francophone, mais je pense qu'il est néamoins primordial de relever ces évolutions de l'activité de notre étoile, qui pourrait amener une nouvelle période de refroidissement global, au contraire de l'hystérie actuelle sur le thème du réchauffement climatique. 

Depuis 2007, la banquise arctique se recompose et rejoint progressivement sa couverture des années précédentes:

AMSRE_Sea_Ice_Extent.png

 

Mais pendant ce temps là, la machine fiscale du lobby écolo roule à fond la caisse, comme le rapporte l'IFRAP:

 

IFRAP.png

 

Cette orgie de nouvelles taxes ne prend toutefois pas encore en compte le projet constituant la mesure phare issue du "Grenelle de l'Environnement", la fumeuse "Contribution Énergie Climat", ou autrement dit, une nouvelle Taxe, sur le carbone cette fois, car comme le rapporte le Figaro: 

"si on instaure une contribution sur une assiette large et qu'on inclut les ménages, elle pourrait rapporter entre 5 et 6 milliards d'euros".

Qui plus est, les nouveaux euro-députés français souhaitent exporter cette brillante idée déclinologiste auprès du parlement européen.

Il faut également ajouter la dernière lubie de Sarkozy, qui veut un fonds stratégique pour réveiller la filière bois.

Le bulldozer écolo écrase tout sur son passage, non seulement les faits scientifiques, mais aussi et avant tout le bon sens économique, pour le plus grand profits de quelques industriels privilégiés et de leurs alliés politiques, au détriment du développement économique et de la qualité de vie de la population toute entière.

En résumé! Une nouvelle période de glaciation s'ouvre devant nous, tant pour les thermomètres, que pour nos fiches de paie et notre niveau de vie.

mardi, mai 12 2009

Le Bouffon du Roi

Sarko-Besancenot : l'alliance interdite ?

Sabine Herold, Présidente d'Alternative Libérale, publie aux éditions Michalon le livre "Le Bouffon du Roi ".bouffon3.jpg

 

Il sera en librairie dès vendredi, le 15 mai, mais vous pouvez d'ores et déjà le réserver sur Amazon.

 

Dans ce livre, Sabine Herold entend décrypter le double jeu du pouvoir face à l’extrême gauche. Alors que les réformes patinent, quand elles ne reculent pas franchement, le « Roi » cherche à distraire l’attention : c’est le rôle d’une extrême gauche désignée comme une menace réelle. Jouer à se faire peur, mais aussi diviser le front syndical, voilà le rôle politique assigné à Olivier Besancenot, adoubé en véritable « Bouffon du Roi », un rôle qu’il endosse avec bonheur et dont les dividendes électoraux, au grand dam du PS, ne devraient pas tarder à être distribués. 

 

Retrouvez les bonnes feuilles sur le site www.votre-europe.fr 

La presse en parle : 

  • Article dans le Figaro
  • Interview sur France 3  de Sabine Herold
  • Débat contre Marine Le Pen, sur Direct8, mardi 12 mai à 22 H 30

 Sabine Herold dédicacera le Bouffon du Roi,
mardi 19 mai, de 19h à 21h, 
au café Le Pré aux Clercs, 30 rue Bonaparte à Paris 
(M° St Germain des Prés)

 Voici une vidéo de présentation : 

Présentation de l’ouvrage par l’auteur :

 « À la cour du roi, le bouffon n'est pas seulement un clown. Son rôle est aussi celui de conseiller, maniant l'insolence et l'humour à des fins très politiques. Carte blanche lui est donnée pour communiquer autrement les messages du roi, briser les tabous mais aussi de tester les idées et les hommes ou désamorcer la critique des véritables fâcheux. Le bouffon protège le pouvoir du roi. Il est, au fond, son meilleur et plus fidèle allié.

Vous connaissez déjà le roi : notre président Nicolas Sarkozy. Voici le bouffon, facteur de son état dans la bonne ville de Neuilly et leader politique de la gauche ultra, le médiatique Olivier Besancenot. Les deux hommes comptent sur les mêmes appuis, s'entraident, partagent des combats et se préparent, tout à tour, le terrain. Rien ne suggérait cette alliance fortuite qui reste invisible aux yeux du plus grand nombre. C'est le projet de l'auteur de vous la rendre évidente, en même temps qu'il vous en dévoilera l'objectif : préserver et accroître le pouvoir respectif du tandem.

Au moment où l'espérance déçue s'adresse au bouffon comme à un recours, prenons le temps d'explorer la double tartufferie du bouffon et du roi. » 

 

Commandez Le Bouffon du Roi dès aujourd'hui sur Amazon

 

[voir le site d'Alternative Libérale] / [voir la blogosphère AL]

vendredi, avril 17 2009

La FRANCE, Championne du Monde

On est les champions! On est les champions! On est, on est, on est les champions!

L'exploit est suffisamment important pour être relevé: la France est championne du monde... de la fiscalité.

Si, si ! C'est le magazine Forbes qui le dit, par le biais de ce qui est qualifié d'indice de la misère, qui est la somme cumulée de tous les prélèvements constituant le taux marginal d'imposition maximum dans chaque catégorie. La colonne "réforme" indique quant à elle si l'indice de misère a progressé d'une année sur l'autre (chiffre positif en noir) ou a régréssé (chiffre négatif en rouge).

Avec un indice qui atteint désormais 167,9 %, la France est donc Championne du Monde devant la Chine! Bravo, on peut être fier des performances de notre pays.

On constate d'autre part que parmis le peloton de tête, la plupart des pays ont effectué un effort de réduction de leur fiscalité, hormis la Chine... et la France. C'est remarquable. La France est aussi l'un des rares pays qui appliquent encore un impôt sur la fortune.

 

Forbes.gif

Compétition fiscale et croissance économique

Encore faut-il préciser que ce classement ne tient pas compte des impôts locaux, qui croissent très fortement partout en France en 2009 comme l'explique Guillaume Vuillemey de l'Institut Economique Molinari:

A Nice par exemple, la taxe d'habitation s'envole de 17,7% entre 2008 et 2009, tandis que la taxe sur le foncier bâti augmente de 16,5%. A Paris, ces hausses sont respectivement de 11,7% et de 47%.

La France ne serait pas accueillante. (Reuters) Le "paquet fiscal" voté au début du mandat de Nicolas Sarkozy a donc eu peu d'effets sur la pression fiscale française. Pire, une quinzaine de nouvelles taxes ont été adoptées depuis mai 2007 : taxes sur le poisson, les fournisseurs d'accès internet, les recettes publicitaires des chaînes privées de télévision, les mutuelles et les complémentaires-santé, etc. Des taxes douanières sur les biens produits dans des pays ne respectant pas certaines normes écologiques ont également été évoquées ces derniers jours.

L'ensemble de ces chiffres, peu commentés en France, a de quoi faire frémir en période de crise. En effet, l'activité économique ne pourra redémarrer que si elle n'est pas entravée par une débauche de prélèvements et de contraintes. Or aujourd'hui, la pression fiscale est un obstacle qui n'incite pas à entreprendre ou à rediriger les ressources économiques vers le secteur productif, ce qui est une condition sine qua non de la reprise.

Pourtant, aucune décision d'ampleur n'est envisagée sur ce front. Nicolas Sarkozy et le gouvernement concentrent au contraire leurs attaques sur les pays plus attractifs : les paradis fiscaux! Ceux-ci jouent pourtant un rôle fondamental pour limiter la hausse des prélèvements obligatoires dans le monde entier. En effet, lorsqu'un État augmente ses impôts dans des proportions trop importantes, des capitaux fuient ce pays pour trouver refuge ailleurs. L'existence de territoires combinant secret bancaire et fiscalité faible est donc tout à la fois une protection pour les contribuables et une limitation au pouvoir de taxation des États.

Lors du G20 de Londres, les États les moins accueillants fiscalement, au premiers rangs desquels la France, ont choisi de s'attaquer aux paradis fiscaux en en dressant une liste noire et en les menaçant de sanctions. Sans résoudre la crise ? les paradis fiscaux n'en sont pas responsables ? ces dispositions diminueront les freins qui limitent la hausse des impôts en Europe ou aux États-Unis. La France pourrait alors devenir un vrai enfer fiscal.

La France n'est pas accueillante

J'oserais quant à moi prétendre que la France est déjà un enfer fiscal. Tandis que pour ce qui est de prétendre que la France n'est pas accueillante, celà ne s'arrête pas au seul niveau fiscal. Il suffit d'entendre les propos de Nicolas Sarkozy, le promoteur de toutes les hausses d'impôts récentes, rapportés en anglais par le Financial Times (traduction personnelle):

Barack Obama n'est “pas toujours au niveau en ce qui concerne la prise de décision ou l'efficacité", José Luis Rodríguez Zapatero est “peut-être pas très intelligent” tandis qu'Angela Merkel “n'a pas eu d'autre choix que de s'aligner sur ma position" lorsqu'elle a pris conscience de l'état des banques allemandes*

Ces propos sont inacceptables, intolérables, et contribuent à renforcer cette image d'une France arrogante, hautaine, prétentieuse et inacceuillante.

"Enfer fiscal et mépris total", telle est la devise moderne de la France!

 

*parceque nos banques à nous se portent bien peut-être (voir le paragraphe "Faillites bancaires en chaîne)?

vendredi, décembre 26 2008

La France écrasée d'impôts

Reproduction d'un article rédigé par Christian Lambert et publié le 22 Décembre 2008 sur le site des Contribuables Associés.


Chacun sait que nous sommes abreuvés de discours officiels, d’analyses et commentaires qui, réunis chaque semaine, pourraient remplir des kilomètres de rayonnages. Mais ce n’est pas cela la réalité. La réalité, en France, ce que chaque Français vit quotidiennement, c’est l’insécurité et la fiscalité. D’un côté les discours, de l’autre le réel.

S’agissant de l’insécurité, j’y ai fait allusion à maintes reprises dans ces colonnes. Je n’en dirai qu’un mot aujourd’hui : personne ne se risquerait à se promener à dix heures du soir dans le 19e arrondissement… de Kinshasa ? Non, de Paris ! Il faut savoir aussi, parmi bien d’autres facteurs d’inquiétude, que la SNCF et son réseau ferré ont fait l’objet de 27 000 actes de malveillance au cours de la seule année 2007, dont certains avaient pour but meurtrier de faire dérailler les trains. Tout cela ne fait que commencer…

Mais arrivons à la fiscalité. Elle est écrasante. La France est le pays le plus imposé du monde et néanmoins, elle est en faillite. Le comble de la mauvaise gouvernance !

Il n’en a pas toujours été ainsi. Avant la première guerre mondiale, les impôts directs pesaient très peu. La régie des contributions directes gérait les « quatre vieilles » : la contribution foncière, la contribution personnelle mobilière, la contribution des patentes, l’impôt des portes et fenêtres. S’ajoutait à cela la régie des contributions indirectes sur les boissons et la régie de l’enregistrement et du domaine du timbre. Mais la première guerre mondiale créa pour l’État d’énormes besoins et ce fut l’institution de l’impôt général sur le revenu, mais limité alors à 2 %.

Survint 1945 et le commencement de l’avalanche dans une France qui était aux deux tiers communiste, militants et sympathisants inclus. Le code général des impôts remplaça les codes de chaque régie. Il compte aujourd’hui 1965 articles, complétés par le livre des procédures fiscales aux 821 articles, d’une complexité inouïe, plus les sous-articles, ce qui a fait naître les experts fiscaux, car le contribuable ne peut rien y comprendre… comme il y a des experts en hiéroglyphes.

En 1982, Mitterrand, à la demande des communistes de son gouvernement, institua l’impôt sur les grandes fortunes (IGF), remplacé en 1989 par l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), y compris les petites fortunes, dont le résultat, à ce jour, est la fuite à l’étranger de quelque 100 milliards d’euros et des himalayas de paperasseries, avec des tonnes de justificatifs. Puis, en rafale, sont créées sans discontinuer de nouvelles taxes, la TVA (1954), qui passe de 17.6 % à 19.6 %, la CSG en 1990, la CRDS en 1996, s’ajoutant aux autres cotisations sociales prélevées par l’Urssaf (l’Union de recouvrement des cotisations sociales et d’allocations familiales), qui font qu’un employeur verse à l’État 50 % du salaire de son employé, une formidable machine à produire du chômage. N’oublions pas les impôts locaux qui ont augmenté de 27.4 % en huit ans, pour atteindre le chiffre de 80.5 milliards d’euros en 2006 et l’on attend à Paris, en 2009, une nouvelle augmentation de 12 %, avec la création d’une seconde taxe foncière, ce qui n’empêche nullement les trottoirs de la capitale d’être généralement dégoûtants. La CSG va passer de 11 à 12.1 % et l’on annonce une douzaine de nouvelles taxes, aussi discrètes que réelles, tout ceci en parfaite contradiction avec les promesses de Nicolas Sarkozy.

On notera également, qu’alors qu’en raison de la crise de nombreux pays vont diminuer les impôts, on va les augmenter en France au détriment des classes moyennes, le dernier troupeau de moutons à tondre.

Bref, désormais en France, l’administration fiscale et ses presque 100 000 fonctionnaires prélèvent jusqu’à six mois de salaires et revenus sur celui qui travaille, ce qui sert en premier lieu à payer lesdits fonctionnaires. « Notre système fiscal est d’une illisibilité absolue, déclare Laurence Parisot, chef d’entreprise et présidente du Medef, d’abord en raison du nombre des taxes : 85 pour les seules entreprises, ensuite parce que certaines taxes sont devenues tellement compliquées qu’elles en sont incompréhensibles… La France a une logique punitive vis-à-vis des entreprises » (Le Cri du contribuable n° 56, du 4 octobre, p. 3 : Impôts : le coup de gueule des chefs d’entreprise).

En 2009, le déficit national sera de 51.4 milliards d’euros, contre 38.4 en 2007. Les intérêts de la dette gigantesque de l’État atteindront 44 milliards en 2008, absorbant presque la totalité de l’impôt sur le revenu, plus 36 milliards d’euros, coût annuel de l’immigration.
Ainsi en France, où la droite a maintenant disparu, les gouvernements quels qu’ils soient ont pour politique une démagogie tous azimuts, un gouvernement dont tous les membres, du chef de l’État au secrétaire d’État, ont pour objectif prioritaire d’être élus et réélus !

Jusqu’en 1914, notre pays était l’un des plus riches du monde, avec une fiscalité légère. Il est aujourd’hui en ruine financière, avec une fiscalité insupportable. Les discours ne changeront rien à l’affaire. La France, qui fut autrefois un grand pays, où l’on vivait à l’aise, compte aujourd’hui 8 millions d’habitants qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, dont deux millions d’enfants, et 100 000 SDF, tous plus ou moins mendiants, un patrimoine à l’abandon, comme la bibliothèque de France, rue de Richelieu à Paris, des universités délabrées et, de plus, une balance commerciale déficitaire alors que l’Allemagne où le taux des prélèvements obligatoires et le plus bas d’Europe a, elle, des exportations florissantes.

S’adressant à Jacques Chirac, Thierry Desjardins, ancien rédacteur en chef du Figaro, a publié il y a quelques années un ouvrage intitulé : « Monsieur le Président, arrêtez d’emmerder les Français. (éditions Plon)» Aujourd’hui, c’est un nouvel ouvrage qu’il faudrait écrire : « Monsieur le Président arrêtez non seulement d’emmerder les Français, mais aussi de les spolier et de les ruiner. »

Christian Lambert

Ambassadeur

dimanche, décembre 7 2008

PLUS QU'UN MOIS pour signer la pétition à Nicolas Sarkozy - Non aux impôts et taxes qui plombent le budget

 

Chers amis contribuables,

Chers amis contribuables,

L'État gaspille votre argent.

La gestion opaque de l'argent
public vous excède.

Faites entendre votre voix de
contribuable

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 


mardi, décembre 2 2008

Arrestation à l’aube : la dictature est en marche !

Reproduction d'un article de Claude Reichman publié ce jour sur son site internet !


L’interpellation à l’aube d’un journaliste et sa mise en garde à vue dans une banale affaire de diffamation présumée soulève à juste titre l’émotion médiatique. Tous les articles publiés ont eu raison de préciser que les journalistes ne réclamaient pas un traitement particulier et que cette affaire concernait tous les citoyens dans leurs rapports avec la justice et la police. De nombreux observateurs n’ont pas manqué de faire remarquer qu’il est plus facile à un journaliste de se défendre en de telles circonstances qu’à un individu isolé et inexpérimenté et ont fort opportunément posé le problème des procédures judiciaires françaises. Au point que le président de la République a été obligé de désavouer les ministres concernés, Mme Dati à la Justice et Mme Alliot-Marie à l’Intérieur, qui avaient l’une et l’autre considéré que tout s’était passé de façon régulière, et a chargé une commission de réfléchir à «une procédure pénale plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes ».

Il y a chaque année 560 000 gardes à vue en France, et leur nombre n’a pas cessé d’augmenter. Les conditions dans lesquelles elles se déroulent sont indignes d’un Etat de droit et d’un pays civilisé : fouilles au corps, cellules infectes, policiers trop souvent goguenards voire insultants, on ne compte plus les témoignages accablants sur cette survivance des pratiques moyenâgeuses. Certains affectent de croire que la lutte contre l’insécurité est à ce prix. Ils se trompent. Les malfaiteurs endurcis se soucient comme d’une guigne de ces humiliations, qui ne sont pour eux que de petits incidents de parcours. Les délinquants occasionnels subissent ces traitements comme la marque d’une société dont ils ont raison d’enfreindre les lois, puisqu’elle les méprise plus encore qu’elle ne les condamne. Quant aux personnes qu’on soupçonne à tort et qui sont parfaitement innocentes, elles sont traumatisées à vie et maudissent les lois qui les maltraitent au lieu de les protéger. Rien de tout cela ne fait avancer la sécurité et la citoyenneté.

Tout se passe comme si le docteur Knock avait trouvé ses meilleurs émules dans le système répressif : tout innocent est un coupable qui s’ignore. En fait de tels procédés sont caractéristiques des régimes dictatoriaux, dont la survie passe par la peur qu’ils inspirent aux citoyens. Dictature, diront certains, vous y allez fort ! Eh bien non, je maintiens : dictature !

Dictature, mais de qui ? Voilà enfin la bonne question. Des politiciens ? Même pas, ils ne commandent pas grand-chose ni à grand monde et ont aussi peur que n’importe qui – voire plus, bien souvent, et parfois à juste titre – de tomber entre les mains d’un système judiciaire que personne ne contrôle plus et qui vit de sa propre vie. Alors ? Alors, la réponse est fort simple : la France est un Etat gouverné par son administration, par ses fonctionnaires pour ses fonctionnaires. Le maintien d’un tel système exige que toute contestation soit réprimée. Ce n’est donc pas un hasard si l’Etat mène actuellement une chasse aux journalistes, tout comme il a soumis la vie économique aux lois pénales et réduit à l’impuissance, par la fiscalité et le monopole de la sécurité sociale, tous ceux que leur réussite économique risquait de transformer en de redoutables concurrents pour la direction de la société.

Voilà pourquoi il est vain d’espérer d’une commission Théodule ou d’un président de la République «une procédure pénale plus respectueuse des droits et de la dignité des personnes ». Cette réforme ne peut passer que par celle de la fiscalité et par l’abrogation dans les faits du monopole de la sécurité sociale, tant il est vrai qu’il n’est pas de citoyenneté sans qu’existent les moyens de l’assumer.

Je serais en droit de dire aux journalistes qui font obstinément silence sur la liberté sociale - quand ils ne militent pas contre elle - et sur l’indispensable allègement de la fiscalité que la perte de leur indépendance professionnelle est le prix qu’ils paient pour leur inconscience, leur irréflexion, et parfois leur aveuglement idéologique, mais je ne le ferai pas. Face aux menaces qui pèsent sur la liberté de tous, il faut savoir choisir son camp. Le nôtre ne sera jamais celui des petits hommes gris, dont chacun devrait savoir qu’ils n’ont besoin que d’un exalté à leur tête pour faire passer le pays de l’oppression bureaucratique à la terreur sanglante.

Claude Reichman
Porte-parole de la Révolution bleue.

 


 

mardi, décembre 4 2007

Apartheid à la Française

 

Paru ce jour sur le Wall Street Journal, pour les anglophones...

 

Apartheid à la Française

By GUY SORMAN
December 4, 2007; Page A21

Paris's suburbs are on fire again.

Once or twice a year, the same scenario repeats itself on television: Suburban thugs, most in their teens and of Arab or African origin, burn hundreds of cars, destroy businesses that dared settle near projects -- called "cités" -- and the French police fight back.

[Cartoon]

The traditional French, living outside these cités, watch on TV as if those next-door riots unfolded on the other side of the moon. Then the president appears, promises to be tough on the thugs and to increase public funding to improve suburban quality of life.

In the sequel to this choreographed show, the party leaders accuse one another in Parliament of not investing enough money in order to help these destitute youngsters -- or of not repressing them enough. Journalists and public intellectuals take turns commenting on late-night TV programs. And so it goes until the next riots.

The repetition of this scenario indicates that the reasons behind suburban violence lie in French society. This is not to excuse the thugs as victims, but to say that their behavior reflects the apartheid-like characteristics of France.

The French would be shocked to be compared with South Africa of the past, but our suburbs bear more social resemblance to Soweto than Paris. We live in a discriminatory society where an invisible line separates the insiders from the outsiders. The insiders happen to be French, with a French family history extending back many generations. They are well educated, and reasonably well-off.

The outsiders happen to be from Africa -- first, second or third generation, poorly educated, jobless and from a non-mainstream culture or religion. According to the French republican ideology, they all are French with the same rights. But the reality differs. Our economic policy has created a strong public sector and job market protected by high walls of restrictive regulation. If you're educated enough, you pass a civil servant exam and get a plum job for life. If you have the right connections and talent, the private sector treats you as a quasi civil servant. Firing an employee is nearly impossible. The outsiders without the right connections and education remain outside: All the regulations play against them.

The majority of insiders don't want job-market flexibility, perceiving it as a brutal American way of mistreating workers. Even President Nicolas Sarkozy needs to be very cautious, as his conservative majority belongs to the insider camp.

French housing policy is also discriminatory. For implicit ideological reasons dating back to the 1940s when the Gaullists and the Communists were allies, French governments favored renting over owning. The state gives subsidies to the poorest people so they can rent, but not buy. Cheap, subsidized projects tend to be clustered in the suburbs. Ethnic ghettos are a byproduct of this construction policy and avoidance of ownership. Poor immigrant families naturally regroup in those projects. The ethnic concentration, plus the absence of jobs, generates a local subculture that is neither African nor French, but in between. Rap music is the artistic expression of this subculture, and the bourgeois insiders tend to love this exoticism, sanitized on CDs and TV shows.

The only way to escape the poverty and violence of the ghettos is to leave the ghetto, which is accomplished by more girls than boys. Outsider girls tend to be school achievers, and express more willingness to escape the patriarchal tyranny of their fathers and older brothers.

Education could be the key out of the ghetto, but this is seldom the case. Not only do ghetto schools not attract the best teachers, the very content of education is discriminatory. The history of colonization is taught as if it were a glorious feature of French history. In Senegal, on his first official visit to Africa, Mr. Sarkozy regretted the violence of colonization but insisted on the good intentions of the French colonizers, out there to bring civilization to the "African man" who had "not entered history."

This discourse, reflected in school books and the insiders' general attitude, aggravates the hatred among outsiders whose family memories tell a different story. Overall the French tend to ignore how much their national culture implicitly rejects diversity. The dominant so-called republican ideology requires immigrants to conform. Mr. Sarkozy, for the first time in our political history, had the guts to appoint Arab women to key government positions. Rachida Dati, our new justice minister, is thus promoted as a role model for all French Arabs. But she is "integrated," doesn't go to the mosque, and wears haute couture, not an Islamic veil.

Socialist and conservative leaders alike are not ready to acknowledge that their "goodwill" policy -- more subsidies -- just leads to more apartheid. They should wonder why, after 30 years of state intervention, suburbs tend to shift further away from the mainstream, self-satisfied insiders.

An alternative policy would require a major rethinking of the French fundamentals. To open the labor market to outsiders means a severe makeover of the welfare state as we know it. To erase the ghettos requires a shift from home renting to home owning. A less discriminatory school curriculum demands a revision of our national history. This has been done regarding the World War II Vichy regime, but not yet with the history of colonization. Eventually, the insiders have to acknowledge the fact that France actually is diverse.

Such a massive effort would be based on a political consensus between the right and left. It would require patience and resilience, but in the long run may be the only way to restore peace in the French suburbs. It would also be useful as a way to keep young French Muslims from joining the ranks of the radical Islamist cells which, today, are not entirely dormant.

Who will resist this ideological shift? The most entrenched insiders within the public sector will protect their interests in the name of the republican tradition. Market opening and diversity smack of America, after all. Not being like the U.S. is the ultimate excuse for not bringing France into the real world.

Mr. Sarkozy, who is free-market oriented, pro-private ownership, and from an immigrant family, seemed to offer hope for a new vision. But so far, he has acted as a remarkable tactician, able to confuse his enemies and defuse tensions. His overall strategy remains unclear, and the facts somewhat contradict his rhetoric. The French state budget for 2008 looks eerily similar to the 2007 Chirac budget. Soweto still lies next door.

Mr. Sorman is a contributing editor to City Journal and the author of 20 books on French politics and international affairs.