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Inflation › Fascisme économique et le système économique des plans de sauvegarde

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dimanche, février 22 2009

Economic Fascism and the Bailout Economy - Table des matières

Cet article est traduit de Gary North, tel que paru sur le site de l'Institut Ludwig von Mises le 20 Février 2009,
sous le titre:

Economic Fascism and the Bailout Economy

[Fascisme économique et le système économique des plans de sauvegarde]

Bien qu'il soit pour l'essentiel relatif aux Etats-Unis d'Amérique, il s'applique néanmoins tout autant au régime politique et au système bancaire de l'Europe, dont la Banque Centrale Européenne n'a rien à envier à la Federal Reserve américaine.

 

TABLE DES MATIERES

1. Introduction

2. Septembre/Octobre 2008

3. Que faut-il faire?

4. Reprise nominale

5. Promesses rompues, Confiance qui s'estompe

6. Conclusion

 

 

 

Economic Fascism and the Bailout Economy - 1. Introduction

J'ai vécu trois évènements historiques d'une importance considérable. Je ne me rappelle que deux d'entre eux.

Je ne rappelle pas du larguage des deux bombes atomiques en Août 1945. En tant que symboles de la transformation scientifique du monde, ceci constitua l'évènement le plus importants du 20ième siècle. Cette avancée, jusqu'à présent, n'a pas conduit à une guerre nucléaire, bien qu'à plusieurs reprises, il semblait qu'un tel conflit soit en mesure de se produire. Néanmoins, l'avènement de l'ère nucléaire préfigurait une transformation du monde moderne. Nous n'avons pas encore assisté à la fin de cette transformation.

Martin van Creveld, le grand historien militaire de l'Etat d'Israël, a prétendu que l'ère nucléaire a ruiné les plans des empires à constituer de grandes nations. Ils ne pouvaient plus se permettre de courrir le risque d'une guerre entre eux. Cependant, les dépenses des empires ont augmentées. A ce jour, de grands Etats font face à la résistance de groupes non-étatiques. L'Union Soviétique s'est effondrée lorsque les Afghans les vainquirent en utilisant des missiles Stinger. L'URSS était un empire, et un empire qui connait une défaite face à des insurgés a perdu sa raison d'exister.

Nous sommes sur le point de constater une défaite similaire dans le même pays.

Il s'est produit deux autres évènements majeurs depuis 1945. Je suppose que la plupart des gens s'accorderaient sur au moins l'un d'entre eux: la chute de l'Union Soviétique, du 19 au 21 Août 1991. Tandis que la chute du mur de Berlin en 1989 fut le symbole évident de la chute de l'empire soviétique, cette dernière ne devint évidente qu'à partir du mois d'Août de 1991. Historiquement, il n'y avait rien qui permettait de jauger de cette désintégration. Aucun empire de cette taille ne s'est jamais effondré sans bain de sang. J'étais là pour le voir.

Il y a les anti-communistes de la première heure qui continuent d'insister sur le fait que tout était faux, que tout était tromperie, que les communistes tiennent toujours les rennes de la Russie. Ils ne comprennent pas la différence entre le fascisme et le communisme. Le système Russe est fasciste jusqu'au coeur: c'est le capitalisme dirigé par l'Etat.

Nous observons actuellement ce que les sociaux-démocrates* ont toujours prédit qu'il se produirait: la convergence économique des deux systèmes, USA et URSS. Le système de la convergence économique est fasciste. C'est ce que les sociaux-démocrates* ont toujours voulu, mais qu'ils appelaient d'un autre nom: "la démocratie économique" ou "l'alliance entre le gouvernement et les affaires".

 

* "liberal" dans la terminologie anglo-saxonne.

 

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Traduit de Gary North, Economic Fascism and the Bailout Economy

Economic Fascism and the Bailout Economy - 2. Septembre/Octobre 2008

Le second évènement que je considère presque comparable en importance à la chute de l'Union Soviétique a été l'effondrement du système bancaire Américain qui s'est produit en Septembre et Octobre 2008.

Personne n'a vu venir cet effondrement en Aout 2008. Les grands dirigeants des Etats-Unis - je ne parle pas des personnages politiques - ont assisté avec effroi à l'effondrement d'institutions qui avaient survécues depuis le milieu du 19ième siècle: les banques d'investissement. C'était les banques qui n'acceptaient pas les dépôts de la population en général. Elles accumulaient de grandes quantités de capital en provenance de riches investisseurs particuliers. En l'espace de quelques semaines, ce mode d'activité s'est effondré. Les banques d'investissement se sont empressées de restructurer leurs activités légales afin d'être reconnues comme des banques commerciales et, partant, devenir éligibles à l'argent des cautionnements fédéraux. Entretemps, des banques commerciales gigantesques sont passées à deux doigts de la faillite. Elles n'ont pas fait faillite uniquement en raison de l'intervention du gouvernement et parceque des banques encore plus grandes les ont absorbées. Wachovia est tombée. Washington Mutual est tombée. Le prix des actions des deux plus grandes banques américaines, Bank of America et Citigroup, sont tout proche du statut de "penny stock".

Quiconque ne comprend pas la magnitude de ce qui est en train de se passer est un ignare économique. Il y  plein de ces ignares qui prennent contact avec moi, pour m'affirmer que tout a été organisé par les initiés. La conspiration a encore gagné! Dans leur conception du monde, la conspiration l'emporte tout le temps. C'est parcequ'ils pensent que la conspiration a les attributs de Dieu. Elle est omnisciente, omnipotente, et omniprésente.

Leur problème intellectuel est le suivant: ils ne croient pas au marché libre. Ils ne peuvent concevoir des institutions sociales basées sur le volontariat et en mesure de tordre le cou aux plannificateurs du gouvernement et aux banquiers centraux. Ils sont prêt à croire à tout sauf à cela. Ils se considèrent comme des défenseurs du libre échange, mais ils ne saisissent pas la puissance du libre échange à imposer les décisions des consommateurs.

La conspiration des initiés privilégiés chancèle à son tour. La structure tout entière du système politique Américain reposait sur la solvabilité des banques Américaines les plus grandes. Ces banques ont toutes été remises en question. Elles sont désormais foutues.

L'idée que les initiés des banques commerciales ont activement contribués à la destruction de trilliards de dollars de leurs propres actions en tant qu'élément de leur plan conspirationnel est tellement stupide, tellement outrageante, tellement ridicule que je suis convaincu que ces adorateurs de la conspiration ont perdu tout ce qui leur restait de leurs esprits. Ils se sont intellectuellement détruits, tout comme les banques ont été détruites financièrement.

Certains d'entre eux pensent probablement que les communistes sont encore à la tête de la Russie. Das Ex-communistes le sont: des bureaucrates, des gangsters, et des agents du KGB. Mais le Communisme est mort. Comment puis-je le savoir? Regardons la carte de la Russie. Cherchons les anciens noms: Stalingrad et Leningrad. Disparus. Les cartes en disent long sur les civilisations. La carte de la Russie nous dit que le Communisme est mort.

Les conspirateurs Américians ont perdu la seule chose qu'ils pensaient avoir: le contrôle sur la nation et les finances de la nation par le biais du système bancaire des réserves fractionnaires. Ce système est en cours d'effritement, tout comme Ludwig von Mises avait dit que cela se produirait, tout comme Murray Rothbard avait dit que cela se produirait, et tout comme les économistes Autrichiens qui comprennent les faiblesses considérables du système des réserves fractionnaires avaient dit que cela se produirait.

Je me demande parfois s'il y a quoique ce soit de cohérent qui persiste de ce qui est généralement dénommé mouvement conservateur. Est-ce que quiconque parmis ces personnes a la moindre idée de ce qui est train de se produire? Nous assistons à la désintégration du système bancaire des réserves fractionnaires partout dans le monde. Il est maintenu en survie grâce aux plans de sauvegarde, qui sont l'équivalent gouvernemental du cautionnement du cable et du chewing-gum.

La seule chose qui maintient l'intégrité de la structure tout entière est une énorme confiance résiduelle en l'Etat et une foi naïve par rapport au fait que les déficits n'ont pas d'importance. Cette phrase est associée avec les conservateurs en faveur de l'offre commerciale et la vaste majorité des personnes qui se dénomment eux-même les économistes de l'Ecole de Chicago. Les tenants de l'offre l'ont dit, et les économistes de l'Ecole de Chicago l'ont prudemment repris en coeur, "Un de ces jours, les déficits auront peut être une importance, mais pas maintenant. A la marge - cette année, l'année prochaine, et jusqu'à ma mort - les déficits n'ont pas d'importance".

Ce sont les économistes de l'Ecole Autrichienne qui ont prévenu, décennie après décennie, que l'augmentation de la dette fédérale finirait par menacer la solvabilité du gouvernement et la stabilité du dollar. Alors que ceci est visiblement en train de se concrétiser, nous n'entendons toujours pas de la part des économistes professionnels les cris d'avertissement au sujet des déficits fédéraux à hauteur de trilliards de dollars. Ils ne disent rien - sauf lorsqu'ils disent que c'est une bonne idée, parceque c'est nécessaire, parceque nous devons sauver les banques, parceque nous devons réguler l'économie, et par dessus tout, parceque le système du marché libre sans contrainte ne marche pas dans la réalité.

C'est ce que que nous entendons de personnes qui ont généralement était connus comme des économistes du marché libre. Ils se présentent comme les meneurs du jeu tandis que les banques tombent dans l'escarcèle du gouvernement. Le déficit fédéral s'envole vers des niveaux astronomiques, et la base monétaire explose tout aussi rapidement, cependant les économistes académiques sont silencieux. Ce n'est pas le silence des agneaux; c'est le silence de co-conspirateurs non-inculpés, la plupart d'entre-eux ayant enseignés dans des universités financées par l'impôt et qui ont passé leur carrière à écrire des articles illisibles dans des journaux scientifiques que personne ne lit, afin d'obtenir une chaire*, pour que les contribuables ne puissent jamais les virer. Ces gens sont des apologistes de l'Etat. La plupart d'entre eux ont reçu un salaire de fonctionnaire toute leur vie. Ce sont les personnes qui, au nom de principes conservateurs du marché libre, sont supposés venir en renfort pour nous avertir que le navire étatique est en train de sombrer.

 

* de l'anglais "Tenur" qui décrit en fait un poste d'enseignant à vie

 

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Traduit de Gary North, Economic Fascism and the Bailout Economy

Economic Fascism and the Bailout Economy - 3. Que faut-il faire?

Que faut-il faire par rapport à cette situation? Politiquement, rien du tout. Le système politique Américain a été une forme modérée de fascisme depuis près d'un siècle. Les sociaux-démocrates* aiment à qualifier les conservateurs de fascistes. Le problème est que les socialistes ont raison. Bien entendu, les conservateurs bien informés apprécient de qualifier les socialistes de fascistes, et ils ont raisons. Quiconque croyant en l'efficacité de l'alliance entre le gouvernment et les affaires privées est un fasciste.

L'Etat fasciste a toujours été une tentative de contrôler l'industrie privée par le biais de l'inflation, de la taxation et de la régulation. Le fascisme a toujours été un système consistant à maintenir les personnes opulentes en vie et heureuses aux dépends des contribuables. Bien entendu, les visages changent. Le système a toujours été celui d'un système monstrueux de cartels, de régulations et de monnaie fiduciaire. En bref, il constituait tout ce que les critiques du capitalisme moderne disent être mauvais au sujet du capitalisme. C'est ce que John Maynard Keynes écrivait dans son avant-propos à l'édition allemande de sa Théorie Générale (1936):

La théorie de la production agrégée, qui constitue l'objet de ce livre, peut néanmoins être beaucoup plus facilement adaptée au conditions de l'Etat totalitaire [eines totalen Staates] que la théorie de la production et de la distribution d'une production donnée mise en place dans les conditions de compétition libre et d'un degré important de laisser-faire. C'est l'une des raisons qui justifie le fait que j'ai dénommé ma théorie une théorie générale.

Le système économique moderne est un système gigantesque interdépendant de promesses de cautionnements, en commançant par la Sécurité Sociale. Au niveau du commerce, c'est un système conçu pour mettre les grands producteurs à l'abris des consommateurs. Il n'a jamais représenté rien d'autre depuis le triomphe politique national du mouvement Progressiste durant l'année fatidique 1912. Au cours de cette année là, les trois candidats à l'élection présidentielle étaient des étatistes purs et durs, tous adhérants aux doctrines Progressistes, tous avocats du système de banque centrale, et tous heureux de voir que le gouvernement fédéral étend son contrôle sur les affaires à travers le pays tout entier - et à travers le monde.

Ce n'est pas l'histoire qui nous est énoncée dans les livres d'histoire, parceque les auteurs de livres d'histoire sont amoureux de ce qui s'est produit en 1912 et ensuite. Le système de l'école publique a enseigné que ceci fut le salut du capitalisme depuis lors.

Ce que nous constatons actuellement, c'est le dénouement du système tout entier, partout dans le monde. Quoiqu'il arrive à partir de cet instant, la production économique sera entravée par des réglementations en constante augmentation. Le gouvernement intervient désormais pour sauvegarder les banques, ce qui signifie que les banques sont redevables au gouvernement.

Le président Obama a dit que les grands dirigeants des banques ne pourront recevoir plus de 500 000$ par an. Ils ne pourront plus obtenir d'argent par le biais de stock-options jusqu'à ce que le gouvernement ait récupéré son argent. Je pense que c'est une excellente chose. Mon seul regret est qu'il n'ait pas dit que ce serait 250 000$ par an. Ou peut-être 100 000$ par an. Ou peut-être environ 50 000$ par an. Voyons comment ils s'en sortiront pour vivre à New York City avec de tels revenus! L'ensemble du personnel devrait démissionner et se rabattre sur tout autre activité plus décente.

Les emplois du système bancaire de réserves fractionnaires ont été des travails d'escrocs depuis le tout début. Rothbard et Mises avaient mis ceci en évidence, et ils furent haïs pour ceci. Les économistes font confiance à la bureaucratie. Ils font confiance à des personnes qui ont des doctorats tout autant qu'à eux-mêmes. Mais, en dehors de la Federal Reserve, les agences sont dirigées par des juristes ou des délégués qui espèrent obtenir un gros salaire de lobbyiste dès lors qu'ils quittent le gouvernement. Pourquoi devrions nous croire qu'un aréopage de juristes éduqués à Harvard ou Yale, qui ont été recrutés par les banques de New York City, qui ont de tous temps été protégées par le système de la Federal Reserve, pourraient avoir la moindre idée sur la façon de diriger l'économie? Nous comprenons désormais parfaitement à quel point ils étaient en mesure de diriger l'économie: ils ont engrangés des primes de millions de dollars pour entrainer le système dans sa chute.

"Je me demande parfois s'il y a quoique ce soit de cohérent qui persiste de ce qui est généralement dénommé mouvement conservateur. Est-ce que quiconque parmis ces personnes a la moindre idée de ce qui est train de se produire?"

Cela ne va pas s'améliorer. Les banques sont foutues. Les meilleurs et les plus brillants diplomés ne seront plus disposés à travailler dans le domaine bancaire tout aussi longtemps qu'il y aura une limite de 500 000$ sur les salaires, si Obama parvient à ses fins.

En ce qui me concerne, le contrôle des salaires devrait être maintenu pour toujours. Et lorsque l'inflation créée par les banques se produit, le gouvernement ne devrait pas changer ce contrôle des salaires pour leur faire profiter d'une clause d'augmentation du coût de la vie. Leurs prédécesseurs savaient comment s'enrichir à l'aide d'une devise manipulée. En ce qui me concerne, leurs remplaçants devraient pouvoir s'appauvrir de la même façon.

Depuis plus d'un siècle, les meilleurs et les plus brillants des étudiants diplômés des Universités les plus réputées du pays ont été recrutées par un gouvernement fortement développé et par le système bancaire des réserves fractionnaires. En d'autres termes, ils s'appuient sur la coercion pour s'enrichir à titre personnel et pour dirigenter la croissance du capitalisme Américain. Ils s'enrichissent, et le capitalisme se développe, mais il se développe en terme de mauvais investissements. Il croit parceque la monnaie fiduciaire était utilisée pour faire baisser les taux d'intérêts, et ces taux d'intérêts bas ont amené à une l'utilisation du capital pour de mauvais investissements. Mises montra comment ce système opérait dès 1912.

A partir de Septembre 2008, nous voyons les fruits produits par les racines de la monnaie fiduciaire contre lesquelles Mises nous avait mis en garde il y a près d'un siècle. Mais les économistes modernes du marché libre sont tout autant hostiles à la théorie du cycle économique de Mises qu'ils étaient hostiles à la théorie de Mises sur l'irrationalisme économique du socialisme... jusqu'à la chute de l'Union Soviétique. A partir de là, il adhérèrent religieusement, mais ils continuent à taire le nom de Mises. C'est comme ci ce dernier n'avait jamais existé.

Mises? Qui est Mises? Oui, l'Union Soviétique a fait faillite. Nous ne pensions pas que ça se produirait en 1986. Hormis en ce qui concerne cette prévisionniste chanceuse Judy Shelton, personne n'avait prédit que ça se produirait. Nous disions aux gens que l'Union Soviétique connaissait une croissance économique remarquable. Oui, il se trouva que l'Union Soviétique n'était rien d'autre que la Bangladesh avec des missiles, exactement comme le journaliste Richard Grenier le disait en 1980. Nous n'avions pas vu cela à cette époque. Néanmoins, nous allons nous accorder le mérite de cette chute: le nouveau capitalisme l'a vaincu! Nous continuerons à vanter l'économie fasciste régulée qu'ont été les Etats Unis au cours des cents dernières années, et en demandons toujours plus de la sorte. Nous adorons l'efficacité économique, parceque l'efficacité permet à l'Etat de croitre. Losque les gens s'enrichissent, ils sont en mesure de payer plus d'impôts.

C'est la raison pour laquelle les économistes académiques demandent toujours plus de dépenses fédérales pour sauvegarder les banques et les autres institutions associées à la haute finance. A tout un chacun, ils disent que les plans de sauvegardes sont nécessaires. Pourquoi? Parceque ils ont été les adeptes irrésolus de l'économie mixte depuis que John Maynard Keynes écrivit La Théorie Générale en 1936 - et même auparavent, depuis le mentor de l'Amérique bancaire fasciste, Irving Fischer, en 1911.

Fischer fut presque mis en faillite durant la Grande Dépression, il est cependant révéré comme le plus grand économiste de l'histoire Américaine. Il était un homme de la monnaie fiduciaire depuis le premier jour. Il croyait que le gouvernement et la banque centrale pourraient contrôler l'économie par le biais de la politique monétaire. Il était le grand apologiste du système monétaire corrompu dont nous souffrons actuellement. Dans le système académique, il était le grand prêtre. Milton Friedman était un peu plus qu'un accolyte de Fischer au sujet de la monnaie.


* "liberal" dans la terminologie anglo-saxonne.

 

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Traduit de Gary North, Economic Fascism and the Bailout Economy

Economic Fascism and the Bailout Economy - 4. Reprise nominale

Il y a la reprise réelle et la reprise nominale - une reprise en terme de prix qui augmentent. Des salaires en hausse et des prix en hausse confèrent l'illusion de la prospérité.

Comme toujours par le passé, il y a eu une reprise après une récession. Comme toujours par le passé, les plans de sauvegardes ont permis de remédier au capital sous-jacent investi à mauvais escient. Comme toujours par le passé, la Federal Reserve a créé de l'inflation monétaire, et l'économie s'est reprise.

L'économie va se reprendre, mais elle se reprendra sur une base nouvelle. Il n'est plus possible pour quelqu'un qui comprend les concepts économiques de l'école Autrichienne de considérer ce système économique comme quelquechose de vaguement ressemblant à une économie du libre-échange.  Au coeur même de l'économie du marché libre, comme le disait Mises en 1912, il y a le système monétaire. Ce système est actuellement totalement et ouvertement dirigé par un cartel, qui est désormais pieds et poings liés vis-à-vis du gouvernement fédéral. Le système de la Federal Reserve sera bientôt amené à sauvegarder le gouvernement fédéral. Le gouvernement fédéral sauvegarde les banques, et si le gouvernement fédéral n'est pas en mesure de sauvegarder les banques, la Federal Reserve devra y procéder directement. Dans tous les cas, les banques sont foutues. Le capital a disparu: gaspillé. La monnaie se trouve encore sur les comptes bancaires des individus, mais les projets financés par la monnaie fiduciaire se sont révélés être des échecs. Les gratte-ciels sont vides. La reprise va s'avérer être une reprise nominale, basée sur des chiffres que l'on connait sous le nom de dollars. Ces chiffres seront produits en de telles quantités massives que les prix grimperont comme jamais auparavent en temps de paix aux Etats-Unis d'Amérique. Cela conduira à la destruction du dollar.

Les économistes de l'école Autrichienne avaient prévu ceci depuis de nombreuses années, mais désormais nous avont la Federal Reserve à nos côtés. Nous pouvons jeter un oeil à la base monétaire, et nous sommes dès lors en mesure de comprendre ce qui va se passer. A moins que la Federal Reserve n'augmente les exigences de réserves - sapant ainsi la profitabilité du système bancaire tout entier, et partant mettant en faillite de centaines de banques, y compris quelques très grands établissements - la base monétaire ajustée sera convertie en monnaie réelle. La monnaie réelle sera dépensée. Lorsqu'elle sera dépensée, elle fera monter les prix.

Nous observons actuellement le point culminant d'un siècle de mauvaises politiques économiques. Les économistes académiques n'ont jamais sonné l'alerte après 1936. Il n'ont pas sonné l'alerte parcequ'ils sont des agents rémunérés de l'Etat, certifiés par les générations précédentes d'agents rémunérés de l'Etat. L'Etat a payé pour les services de ces hommes et femmes, et ceux-ci s'exécutent en conséquence. Ils comprennent la règle fondamentale: "si vous percevez les deniers du roi, vous exécuter les ordres du roi"*

Le prochain livre scolaire sur l'économie qui présenterait le système de la Federal Reserve comme étant le bras armé du cartel des banques commerciales serait le premier de la sorte.

Il n'existe aucune protestation académique de quelque nature que ce soit ni contre les déficits massifs du gouvernement fédéral, ni contre les plans de sauvegarde mis en oeuvre par ce même gouvernement fédéral. Les économistes sont silencieux parcequ'ils sont les apologistes du système de la Federal Reserve depuis son premier jour. Pour ces gens là, la Federal Reserve ne peut rien faire de mal aujourdh'ui, parcequ'elle s'était trompé de 1929 à 1933, et Milton Friedman mit ceci en lumière aux yeux de tous. Quelle fut l'erreur majeure de la Federal Reserve durant cette période, selon Friedman? Elle n'inflata pas pour compenser la contraction de la monnaie due à l'effondrement des banques.

Friedman haïssait le marché bancaire libre. Il dénigra l'Etalon-Or. Il croyait au contrôle du gouvernement sur la monnaie. Au sein même du marché libre se trouve la monnaie. Au coeur de l'économie selon Friedman se trouvait l'Etat. Son seul but était de rendre l'Etat plus efficace.

Les économistes académiques ne mentionnent jamais le fait que ce sont les politiques d'expansion monétaire de la Federal Reserve durant les années 1920 qui ont conduit à l'effondrement du système bancaire au début des années 1930. La Fed avait été mise en place pour prévenir un tel effondrement, et cependant cet effondrement fut le plus terrible effondrement de toute l'histoire américaine. Ceci constituait-il donc la bonne approche? Que disent donc les économistes au sujet de ce qui devrait être fait? Donnons plus de pouvoirs à la Federal Reserve. C'est exactement ce qui a été fait au cours des cinq derniers mois, et les économistes académiques se réjouissent.

Les économistes académiques disent que la situation va se rétablir. Ils nous disent que nous allons retrouver des conditions économiques normalisées. Ils nous disent que lorsque nous aurons traversé la crise, l'économie américaine sera à nouveau en forte croissance. Ils croient à l'économie fasciste. Ils croient que la régulation gouvernementale est meilleure que le marché libre. Ils croient que des banques contrôlée par le gouvernment, des banques préservées contre la faillite, que nous avons aujourd'hui de toute évidence, sont meilleures que des institutions privées cherchant à réaliser des profits et qui ne seraient pas protégées par un cartel créé par le gouvernement et dénommé le système de la Federal Reserve. Ils croient au fascisme, et ils vous diront que tout va bien tout aussi longtemps que l'Etat fasciste étend ses pouvoirs sur tous les aspects de nos vies.

 

* Traduction litérale de l'anglais "When you take the king's shilling, you do the king's bidding" pour laquelle je n'ai pas trouvé d'équivalent français.

 

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Traduit de Gary North, Economic Fascism and the Bailout Economy

samedi, février 21 2009

Economic Fascism and the Bailout Economy - 5. Promesses rompues, Confiance qui s'estompe

Est-ce que je considère ceci comme la fin de la liberté ? Non, je vois ceci comme la fin de l'Etat fasciste. La monstruosité était à deux doigts d'imploser au mois d'Octobre dernier. Il tient encore péniblement debout sur ses derniers appuis chancelants. Il a perdu le respect du public.

Les hommes politiques sont eux-mêmes convaincus que les banques étaient dirigées par un aréopage de personnages corrompus servant leurs propres intérêts, ce qui était effectivement le cas. Quelle industrie protégée par le gouvernement ne répondrait pas à cette définition? Mais ce n'est pas la raison pour laquelle les banquiers ont perdu de l'argent. Ils ont été amené à croire, piégés par la politique d'Alan Greenspan de l'argent facile et des taux d'intérêts bas, que la croissance économique était réelle et qu'ils pouvaient s'appliquer à eux-même un levier de 30 pour 1 ou de 40 pour 1 et être récompensés pour leur sagesse. Ils étaient des pigeons grassement payés. L'école économique Autrichienne avait prévenu tout au long de cette période que cette issue était inéluctable. Nous avons tous était considéré comme des illuminés.

Tandis qu'Internet étend son influence, des opinions divergentes peuvent atteindre une minorité de personnes éduquées. Le succès de l'Institut Ludwig von Mises à disséminer les principes économiques de l'Ecole Autrichienne chez des centaines de milliers de personnes jeunes, partout dans le monde, et qui n'auraient jamais entendu parler de Mises ou Rothbard si le réseau internet n'avait existé, montre que les fondations du système économique fasciste sont sapées là ou cela est le plus important, c'est-à-dire dans l'esprit de personnes brillantes qui n'adhèrent plus au système actuel.

A long terme, Keynes avait raison: les politiques économiques des hommes politiques actuels sont basées sur les écrits de certains économistes obscures du passé. Ces deux économistes étaient Irving Fischer et John Maynard Keynes. Leur monde est en train de s'effondrer. A travers leurs disciples, ils sont comme une paire d'ivrogne qui poursuivent leur chemin en titubant, en se soutenant mutuellement. Keynes voulait le déficit de la dépense publique. Fischer voulait un système bancaire qui couvrirait ces déficits.

La monnaie du système de la banque centrale finance le trésor, et le trésor sauvegarde à son tour les grandes banques commerciales - qui ne sont toutefois plus aussi grandes. Tout est basé sur un ruban défilant de chiffres. Entretemps, le chomâge augmente, la production décline, la peur se propage, la perte de confiance se développe, et des dizaines de milliers de spécialistes de la finance auparavent grassement payés sont à la recherche d'un emploi. Il ne s'agit pas d'une conspiration; il s'agit du marché qui décident finallement de voter non contre les conspirateurs.

Il y a les conservateurs qui prétendent que tout est perdu en raison de la conspiration. Ce sont des personnes qui n'ont de toute façon jamais rien fait. Ils ne se rendent pas compte que nous sommes à la fin d'une époque. Nous contemplons l'aboutissement d'une ère de 500 ans. Jacques Barzun avait intitulé sa grande histoire de cette époque De l'émergence à la décadence. Nous observons ce que Martin van Creveld appelait la chute de l'Etat, dans le sens de l'Etat-Nation.

Ces académiciens sont d'accord: nous constatons la banqueroute de tous les gouvernements occidentaux qui ont fait trop de promesses démesurées à de trop nombreux électeurs au sujet des soins de santé gratuits et de la retraite garantie. Tout cela va s'effondrer. La mise en pièce de ces promesses ménera à la mise en pièce de ceux-là même qui ont fait ces promesses - les personnnges politiques - et à la mise en pièce du système qui était censé conduire à l'éxécution garantie de ces promesses.

Les économistes académiques croient encore dans le pouvoir guérisseur de l'Etat. Les électeurs y croient encore, également. Mais les électeurs réalisent bien plus vite que les économistes académiques que l'Etat voit sa marge de manoeuvre se réduire comme peau de chagrin. Des millions d'électeurs ont réalisés qu'ils vont devenir paralysés. Ils ne savent pas quoi en penser, mais au moins comprennent-ils qu'ils seront complètement paralysés.

Les économistes académiques disent "non". Ils continuent de nous dire à tous que tout est en ordre, que quelques trilliards de dollars supplémentaires de déficit résoudront le problème. Le doublement de la base monétaire en 2009 n'aura pas plus de conséquences disruptives que le doublement de la base monétaire n'en aura eues durant la seconde moitié de 2008. Ils nous disent à tous ceci, mais soit le public est amnésique, soit il devient de plus en plus suspicieux.      

Nous aurons un autre round ou deux de gouvernement centralisé, et probablement plus qu'un round ou deux d'expansion monétaire accélérée. Mais ce que nous n'aurons pas est une restauration du monde financier tel qu'il existait avant Sptembre 2008. Ce monde là s'en est allé. Les initiés ne le ressusciteront pas. Il pourraient en reproduire une pâle copie, basée sur la monnaie fiduciaire qui n'achète pas grand chose, mais ils ne reverront pas le rétablissement du monde de 2007. Le fondement du pouvoir du fascisme moderne se dérobe rapidement.

C'est pourquoi il vous est important de préserver vos actifs en ne croyant pas les promesses officielles. Mettez votre argent là ou les experts vous disent que vous ne devriez pas l'y mettre. Vous devriez retirer votre argent de des segments de l'économie dans lesquels les experts vous disent de placer votre argent, en prétendant qu'ils vont fortement progresser. Ils ont ignoré le fait que les marchés boursiers sont un enjeu perdant depuis Mars 2000. Ils ne l'ont pas admis à l'époque, et ils ne l'admettrons pas maintenant. Quiconque aurait acheté et conservé un portefeuille indexé d'actions américaines en Mars 2000 a perdu bien plus que la moitié de son argent. Les investisseurs apprendront, au contraire des économistes universitaires.

 

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Traduit de Gary North, Economic Fascism and the Bailout Economy

Economic Fascism and the Bailout Economy - 6. Conclusion

Ce que je veux dire, c'est la chose suivante: cette fois-ci, c'est différent. Cette fois le système bancaire des réserves fractionnaires a claqué tout son argent. Il demande des montants de plus en plus élevés au département du trésor, qui a besoin de la monnaie fiduciaire de la banque centrale pour sauvegarder l'économie. Le publique accepte cette situation à contrecoeur, tandis que les économistes académiques se réjouissent, mais la réalité est que cette fois-ci, c'est différent. Vous seriez bien avisés d'adapter votre portefeuille, votre plan de carrière, et votre plan de retraite en conséquence.

 

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Traduit de Gary North, Economic Fascism and the Bailout Economy